coquelicots

coquelicots

lundi 26 décembre 2011

ce qu'il veut, ce que je veux,


Ce qu'il veut, je le veux !

mais aussi :

Ce que je veux, il le veut



photo de Fernando Peon, "los caprichios del Cantabrico V" = les caprices de la mer Cantabrique

où voir d'autres photos de Fernando Peon



une journée sans soleil extérieur


Une journée sans soleil extérieur...

Mais un autre soleil ... ? ...

arbres japonais Gérard Beaulet, 2011


"La lumière du matin et les fleurs qui tendent leurs pétales au ciel.."

Merci Gérard


dimanche 18 décembre 2011

wie lange noch

Wie lange noch, une mélodie de Kurt Weil

Fanny Barbier, concert à l'église Saint Nicolas du Pouliguen, le 17 Aout 2011,
accompagnée au piano par Sandy Plissonneau et à l'accordéon par Gwenola Maheux



wie lange noch = combien de temps encore ... ?


toutes les émotions sont éminemment positives


Un entretien avec Eric Baret autour des émotions



[Le plus souvent, ] l'émotion est ajournée, bloquée car l'émotion détruit la sécurité, détruit la référence
Quand l'émotion est forte, on perd ses références.
[ pour celà, ] "je passe mon temps à refuser l'émotion"
(..)
[ voir plutot chaque émotion comme des bulles qui remontent à la surface pour s'éliminer : ]

La bulle de tristesse monte pour s'éliminer

(..)
Quand l'émotion monte pour me quitter, l'émotion devient fonctionnelle
(..)
Toutes les émotions sont éminemment positives, elles nous ramènent à la tranquillité.

Merci Gérard

dimanche 18 septembre 2011

no burden


Une parole très forte et toute simple de Mooji : "No burden"
En français : "Pas de fardeau"

Plus facile à dire qu'à réaliser!

Dans le même ordre d'idée, il y a aussi : "No guilt" = "pas de culpabilité"
et encore "No debt" = "pas de dette"

Dans des commentaires au Vijnaina Bhairava Tantra, ( je crois que c'était Lilian Sillburn ) :

Lorsqu'on pose un fardeau, une charge au bord de la route, c'est une occasion pour l'éveil.

Dans la détente qui se produit au moment où le fardeau se dépose sur le sol.

Détente envoyée aux quatre coins de l'univers.



jeudi 8 septembre 2011

"hello my boy" : into the wild with lions


"Hello my boy, how are you ?"
une grande puissance et une grande détente se dégage de ces câlins hors-norme !



vendredi 26 août 2011

basin street blues


Basin street blues,
eric, piano et voix,


j'ai été inspiré par l'interprétation discrète et nostalgique de Shirley Horne
qu'on peut écouter dans un précédent article du blog

jeudi 25 août 2011

manger du chocolat d'une autre manière


pour ceux qui aiment le chocolat...

est ce qu'il y a moyen de manger du chocolat avec notre corps d'énergie ?

c'est à dire de mobiliser tout notre corps comme si nous mangions ce carré de chocolat
mais sans la présence physique du chocolat..!

essayons pour voir ..

... et çà ne marche pas qu'avec le chocolat ... !

ne pas heurter

Quelques paroles de Nisargadatta Marahj, toujours si simple, souvent si puissant dans sa formulation

Il n'y a rien à pratiquer. Pour vous connaître, soyez vous-même. Pour être vous-même, arrêtez d'imaginer que vous êtes ceci ou cela. Soyez simplement. Laissez émerger votre vraie nature. Ne dérangez pas votre mental avec la recherche.
Ce n'est pas ce que vous faites qui est important, mais ce que vous arrêtez de faire.

Allez à la rencontre de votre propre soi. Soyez votre propre soi, écoutez le, obéissez lui, chérissez le, gardez le en tête sans cesse. Vous n'avez besoin d'aucun autre guide. Tant que votre besoin de vérité affecte votre vie quotidienne, tout est bien pour vous. Vivez votre vie sans heurter quiconque. Ne pas heurter est une des formes les plus puissantes de yoga et vous mènera rapidement à votre but. C'est ce que j'appelle le yoga nisarga, le yoga naturel. C'est l'art de vivre en paix et en harmonie, en toute amitié et amour. Son fruit est le bonheur, sans cause et sans limite.

Les gens apprennent ce qu'on leur enseigne. Ce qu'ils étaient avant qu'on leur enseigne quoi que ce soit, personne n'y prête attention. Ce que vous pouvez oublier ne peut pas être éternel, ne peut pas être la vérité. C'est pourquoi vous ne pouvez pas oublier votre état véritable, et pourquoi vous ne pouvez pas vous en rappeler. Ce que vous oubliez n'est pas la vérité, rappelez vous toujours de cela. Comprenez ce premier moment, lorsque nous comprenons que "nous sommes" - le premier moment du corps, lorsqu'il comprend "qu'il est". Reconnaissez ce tout premier moment. Une fois que vous le saississez, vous êtes le plus grand des dieux, le moment où tout arrive. À ce moment précis tout aussi disparaît : la source et la fin sont le même point. Une fois que vous avez compris cela, vous êtes libre de ce moment. Personne n'essaye de comprendre cette naissance du soi, du "Je suis". Une fois compris, Je, l'Absolu n'est pas ce "Je suis".

cité par Laya sur son blog : l'article original de Laya
merci Laya

mardi 2 août 2011

comment apprendre le chinois en une semaine


Comment apprendre le chinois ou n'importe quelle langue en une semaine :

how to learn chinese ( or any language ) in a week

Cet article écrit par James Carson  me semble très drôle et .. à mettre en pratique !
désolé pour ceux qui ne lise pas l'anglais...

voir aussi le site très étonnant de ce pianiste canadien
un site plein de poésie qui nous emmène loin dans le Grand Nord :

le site de James Carson

James Carson


il nous faut faire confiance en cette chose


il nous faut faire confiance en cette chose
( phrase extraite du beau livre le silence guérit de Yolande Duran-Serrano et Laurence Vidal )


le corps retrouvé (2)


Dans l'article du Monde déjà cité , j'ai été touché par le témoignage de Thierry
il explique les changements ressentis après une pratique de quelques mois de la méthode Alexander

voici retranscrit un extrait de ce qu'il dit :

" on prend conscience qu'on fait partie de l'environnement des autres
on n'est pas quantité négligeable

(..)
dans mon déplacement habituel, quand il y a des gens, je suis plutôt dans l'évitement
c'est souvent moi qui fait l'effort de tourner les épaules pour laisser passer les gens

je me suis surpris il y a pas très longtemps à me déplacer dans une galerie
et en fait j'étais pas en train de slalomer,
en train de jouer des épaules pour laisser passer les gens
c'était pas nécessaire

les gens passaient, moi aussi
il n'y avait pas de frottements
,

j'ai ma place quoi en fait ! "

le corps retrouvé (1)


voici un article "visuel" très intéressant du journal Le Monde à l'adresse suivante :

le corps retrouvé ou comment le yoga m'a changé

avec plusieurs interviews dont notamment celui de Thierry Janssen

"nous sommes arrivés à un point de caricature" ( pour le rejet du corps )
d'où le besoin à l'heure actuelle qui se développe chez de nombreuses personnes de reconnexion au corps au travers de pratiques corporelles comme les méthodes Feldenkreiss et Alexander, le yoga et aussi le taijiquan et le qigong

merci Amina


lundi 1 août 2011

ce qui ne ressemble à rien




ce qui ne ressemble à rien, de ce qu'on peut voir, sentir ou expérimenter
nous ramène ( ou peut nous ramener ) à Ce qui ne ressemble à rien
par le biais de l'étonnement

ici des photos de l'année 2010 montrant le volcan Eyjafjallajokul en éruption




d'autres photos étonnantes du volcan à l'adresse suivante :

photos du volcan Eyjafjallajokull

paradoxe vivant


un poème de Narahari,
pas un japonais non ! un indien du XVIIIème siècle
très original, et très métaphysique, ici très proche de la vision taoiste
cité par David Dubois dans son blog


Aveugle, il voit tout.
Cul-de-jatte, il voyage par-delà l’horizon.
Débile, il mène toutes les taches à leur terme.
Sans le moindre sens du goût, il savoure le nectar.


Sans jugement, il parvient à conclure.
Indifférent, il incline aux jouissances.
Libre de tout contact,
Il goûte l’étreinte de l’Immense


Le ventre vide, il dévore tout
En son ventre qui contient tout.
Stupide, il jouit d’érudition.
Silencieux, il proclame les philosophies.


Sans ennemis, il remporte la victoire.
Sans désirs, ses désirs sont comblés.
Eveillé, il veille en dormant.
Même mort, il goûte à l’immortalité.

merci David

l'article original du blog de David Dubois



vérité


La vérité n'est pas toujours belle mais la recherche de la vérité l'est toujours

Nadine Gordimer, citée par la chanteuse Barbara Hendricks dans son livre "Ma voie, mémoires"

mardi 19 juillet 2011

one-minute meditation


une présentation drôle de la pratique de la méditation en une seule minute :



quelques passages qui m'ont interessé ou amusé :

"sentez que vous êtes tirés vers le haut disons par une traction cosmique"

"une seule minute, pas cinq !"
"et puis, peu à peu, cette minute peut se réduire de plus en plus, jusqu'à être instantanée
car cela n'est pas dans le temps, cela est hors du temps"

la petite lueur bleue, signe de présence

lundi 18 juillet 2011

je suis le conducteur de solitude (2)


un deuxième poème d'Amina
toujours ces transports que nous avons en commun



Les trottoirs ont noué un pacte avec la tristesse
L’asphalte brille sous la pluie les pas sont glissants

Et les toits dessinent un désert sur le ciel
Qui remontent aux étoiles

Je suis le conducteur de solitude

Un rendez-vous n’aura pas lieu là-bas
Encore une fois et pour toujours

La foule est serrée
comme une vie repliée sur elle-même

Bientôt je vous prendrai par la main
La vie bat et circule dans mes veines

Nous sommes plusieurs ce matin
A avoir le même destin



je suis le conducteur de solitude


un poème d'Amina
autour de ces transports que nous avons en commun


Je suis un pont
Un rêveur

Un trait d’union entre vous
Dame fatigue et Dame solitude
Monsieur le temps qui passe à toute allure
Je vous salue
Je vais me coucher dans le bruit que vous faites
Et fermer les yeux

Je suis le conducteur
De solitude

Et je vois défiler toutes ces lumières sur les côtés
Comme des arbres phosphorescents


le dernier produit à la mode


leer esta de moda = lire est à la mode



merci ipapy


para que vuelvas

pour que tu reviennes
chanté par Mayra Caridad Valdes
pas beaucoup de précision malheureusement sur le pianiste...




como si fuera la ultima vez


como si fuera la ultima vez
comme si c'était pour la dernière fois

une interprétation pleine de fraîcheur de besame mucho
Idania Valdes et Rolando Luna ( qui s'avère être un excellent pianiste dans la grande tradition des pianistes cubains )


j'ai été charmé par cette interprétation qui apparait au début du film Rita et Chico
en général, je suis irrité quand j'écoute cette chanson archi-rebattue, grande spécialité des shows guitaristiques dans les rames de métro, qu'on n'écoute même plus et qui en réalité demande beaucoup de délicatesse comme ici

d'autres extraits de la bande-son de Rita et Chico



vendredi 15 juillet 2011

straight to the heart


je suis un caillou sous la pluie
dans sa nudité rien à protéger

extrait du cd Sacred Buddha du musicien iranien Sina Vodjani le premier titre du cd intitulé Straight to the heart ( droit au coeur ) :




cette voix cassée d'enfant nous emmène loin
( c'est la voix du 17° Karmapa que Sina Vodjani est allé enregistrer au Tibet )

le site de Sina Vodjani :

portrait de Sina Vodjani ( en anglais )

jeudi 14 juillet 2011

un peu de ma vapeur

C'est toujours avec délectation que j'écoute le grand Stephen Jourdain
quelle intelligence, quel art de la parole !
Ici, une très belle formulation de la vérité...



que resterait il de la mort si elle n'était pas une pensée ?
une pure pensée un peu de ma vapeur

mi de la piel de gallina


mi de la piel de gallina
çà m'a donné la chair de poule



Omara Portuondo ( voix ) et Chucho Valdes ( piano ) sont deux légendes vivantes de la musique cubaine viennent de sortir un deuxième disque en duo.
A propos de musique cubaine, le film animé "Chico et Rita" vient de sortir dans les salles parisiennes qui raconte de manière romancée une partie de la vie de Bebo Valdès ( le père de Chucho ) et donne une idée du mélange des genres musicaux à l'époque, entre son, jazz er salsa, de La Havane à New-York.




samedi 9 juillet 2011

please close gate


quelques photos du site friends of irony qui parlent très bien de nos peurs, de nos contradictions


j'aime beaucoup la suivante :


svp, fermez la porte !

est ce que vous croyez au réchauffement climatique :


je ne crois pas au réchauffement climatique

enfin, l'avenir radieux de l'Amérique envisagé différemment chaque jour de la semaine :


sermon du dimanche : l'avenir radieux de l'Amérique !


merci Paul

vous n'êtes pas dans le monde, mais c'est le monde qui est en vous

Une expérience qui vous coupe la tête

J'ai trouvé sur le net une description d'une expérience très éloquente en matière de "vision sans tête".
Pour ceux qui ne connaissent pas et .. pour ceux qui connaissent !

"Voici cette expérience que proposait Douglas Harding, dans le cadre de ce qu'il appelait la vision sans tête. Pour ceux qui veulent la tenter, il suffit de jouer le jeu et de répondre aux questions.

Pointez l'index de la main droite vers le plafond. Que voyez-vous ?
Ce que désigne le doigt dans l'instant présent, a une forme, une taille, des couleurs ; c'est un élément du monde, avec un âge : il est apparu un jour et disparaîtra un jour.


Pointez maintenant le doigt vers votre pied. Que voyez-vous ?


Le schéma est encore identique ; vous pointez encore vers un objet du monde, avec une taille, une forme, une couleur. Cet objet a aussi un âge : il est apparu un jour et devra disparaître un jour.

Pointez maintenant votre doigt vers votre cuisse : même schéma encore : taille, forme, couleur.
Pointez le vers votre poitrine maintenant ; encore une fois, vous désignez un objet du monde, semblable à tous les objets que vous avez vus jusqu'à présent.

Maintenant, attention, avec la plus grande attention, pointez l'index de votre main droite dans votre direction, vers celui qui lit ces pages en ce moment, c'est-à-dire vers ce qui se trouve au-dessus de vos épaules, exactement comme le montre la photographie ci-dessous :


Que voyez-vous dans la direction du doigt dans l'instant présent? ( Sans doute une pensée va-t-elle apparaître et vous allez répondre "Moi" ou bien "ma tête". L'exercice interroge ces prétendues évidences. Vérifions ces hypothèses. Rappelons qu'une tête n'est autre chose qu'une petite boule de chair colorée et chevelue )

Dans cette direction, voyez-vous une couleur? Est-ce rose, rouge, noir, vert?
Dans cette direction voyez-vous une forme? Est-ce rond, carré?
Est-ce limité comme une chose? Est-ce fermé sur soi-même comme une boule?
Regardez avec la plus grande attention possible. Dans la direction de ce doigt, n'est-ce pas au contraire totalement vide, sans contenu et sans forme?

Qui êtes-vous alors? Dans la direction de ce doigt vous avez jusqu'à présent imaginé un individu, une tête avec un nom et un âge, un moi solide comme une chose. Or, regardez, voyez-vous encore quelque chose? Mais où cela?

L'évidence de l'instant présent amène à reconnaître qu'il n'y a rien au-dessus des épaules, sinon un espace vide et conscient de lui comme espace vide ?
Vous vous pensiez dans une tête mais dans l'instant où est passée la tête et où est son occupant ?

....

Dès lors, dans cet "état", on peut se rendre compte que ce vide est en fait très rempli, un vide vaste comme l'espace, capable d'accueillir tout et sans limite. Ainsi, nous retrouvant sans tête pendant quelques instants, nous pouvons observer le monde totalement exempt du « moi »

Vous n'êtes pas dans le monde, mais c'est le monde qui est en vous."

voici l'article original


l'aventure de la vie


the adventure is not to have any adventure

la principale aventure c'est de n'en avoir aucune





talent


une phrase de Jules Vallès, qu'on trouve sur sa tombe au Père-Lachaise :

"Ce qu'ils appellent mon talent n'est en fait que ma conviction"

ce qui est perçu extérieurement comme un talent, un peu statiquement est souvent ressenti intérieurement comme un désir, une conviction, une motivation
un mouvement

merci Amina


jeudi 7 juillet 2011

la fraîcheur de Vivaldi


Légereté et fraîcheur dans cette belle interprétation du contre-ténor français Gérard Lesne avec son ensemble il seminario musicale
Il s'agit du Salve Regina KV 616

Je trouve les voix de contre-ténor insupportables ou magnifiques.
Magnifique ici, Gérard Lesne par la légereté et la justesse et la qualité des instrumentistes qu'il a réuni autour de lui.





mardi 21 juin 2011

summertime

Céline accompagnée par Eric au piano
concert à Orsay le 9 Juin 2011
une chanson qu'on ne présente pas ( surtout en ce jour d'été ! )
juste une berceuse



merci Céline

amore non piangere

Isabelle accompagnée par Eric au piano
concert à Orsay le 9 Juin 2011
un chant de lutte italien, une chanson des rizières



merci Isabelle

we are grasped by what we cannot grasped

My eyes already touch the sunny hill,
going far ahead of the road I have begun.
So we are grasped by what we cannot grasp;
it has its inner light, even from a distance

and changes us, even if we do not reach it,
into something else, which, hardly sensing it, we already are

a gesture waves us on, answering our own wave . . .
but what we feel is the wind in our faces

Rainer Maria Rilke
Muzot, March 1924
traduit en anglais by Robert Bly

un temps pour la fragilité

c'est bon de nous laisser chaque jour à nous même un temps, un moment où nous nous tenons près de notre fragilité. Un temps pour la choyer, pour la cajoler, pour la panser.

Pour la voir, déjà pour la voir, la regarder en face, sous toutes ces facettes.
Notre impuissance, notre douleur, nos douleurs.

Un moment aussi pour l'admirer, pour en voir la porte, pourquoi pas pour en voir la gloire ?

nous pouvons imaginer que ce temps devient de plus en plus grand en nous au fur et à mesure que nous vieillissons, que nous connaissons;
chaque jour, il revient plusieurs fois dans la journée, il s'étire, il s'insinue dans les intervalles, intervalle lui-même

et puis, celà devient de plus en plus léger, rien ne se voit à l'extérieur
la joie s'insinue aussi, intervalle elle-même

samedi 4 juin 2011

profusion de la forme

une remarque très étonnante de David Dubois dans un article de son blog sur le maître tibétain du XIV° siècle Longchenpa :

Plus la compréhension de la vacuité de la forme est profonde, plus la forme s'épanche à profusion

Plus notre pratique est simple, plus elle est épurée, plus notre intention est réduite à l'essentiel, plus la vie autour de nous déploie sa profusion de formes

dans la pratique du chant, moins on cherchera d'effets ( effets de théâtre, vocalises virtuoses etc.. ) , plus on se concentrera sur l'essentiel, plus naturellement, l'expression se fera riche, pleine de nuances et d'émotion, faisant résonner chez l'auditeur toute une gamme de vibrations

l'article complet de David Dubois :

la lettre de l'esprit

exercices d'étonnement

certains exercices pour travailler la voix sont de véritables exercices d'étonnement.
Non pas exercices d'étonnement si on veut être précis mais plutôt exercices d'expression de l'étonnement.

Car imagine-t-on qu'on puisse s'entraîner à l'étonnement ?

Quoique...

poésie

poésie :

ce que je ne peux dire autrement
ce que je ne peux te dire autrement

son potentiel est déjà sa réalisation

une petite réflexion, inspirée par Eric Baret :
 
pas de frustration :
son potentiel est déjà sa réalisation

souvent nous ressentons de la frustration car quelque chose arrive ( ou n'arrive pas ! ) qui ne permet pas à ce que nous ressentons comme notre potentiel de s'actualiser
mais le potentiel est déjà une manifestation complète qui ne s'est pas encore manifestée dans la matérialité, dans la temporalité ( et/ou ne le fera jamais ! )

le potentiel est notre aspect illimité, l'actualisation notre aspect limité

il ne s'agit pas là de faire l'apologie de l'inaction ou du virtuel
ce que j'appelle potentiel signifie que le corps ( et l'esprit ) s'est déjà mis en branle complètement, parfois seulement intérieurement, mais cette mise en mouvement est suffisante à son propre être.




jeudi 2 juin 2011

I'm in the mood for love

Fanny et Eric, Mai 2011



une seule prise..

dimanche 22 mai 2011

ces petits riens façon Jane

La chanson de Serge Gainsbourg
interprétée façon Jane par Fanny accompagnée par Eric au piano



une seule prise

samedi 21 mai 2011

accompagnement

"Ceux qui savent nous aimer nous accompagnent jusqu'au seuil de notre solitude puis restent là, sans faire un pas de plus. ceux qui prétendent aller plus loin dans notre compagnie restent en fait bien plus en arrière"

( Christian Bobin dans L'éloignement du monde )

trouvé sur le site : esprits nomades

le petit autre

laisser le grand Autre
derrière,
pour approcher le petit autre,
l'atteindre ?

passion

passion :

ce pour quoi on n'est jamais prêt
ce à quoi on ne peut jamais se préparer
ce qui nous dépasse toujours


samedi 14 mai 2011

cry me a river

un grand classique de youtube j'imagine mais je ne résiste pas
Diana Krall dans le standard "cry me a river"
la classe !




résonances à Saint Guénolé (3)

Fanny et Eric sous les voûtes de l'église Saint Guénolé de Batz sur mer, le 8 Mai 2011,


angiol di pace ( Vincenzo Bellini )
une interprétation assez originale !




amazing grace ( gospel )



une seule prise..

vendredi 13 mai 2011

résonances à Saint Guénolé (1)

Fanny sous les voûtes de l'église Saint Guénolé de Batz sur mer, le 8 Mai 2011,


duerme mi alma ( Manuel de Falla )
"dors mon âme"




chant de Lalla ( musique : Laurent Colin )
métaphysique !



une seule prise..

résonances à Saint Guénolé (2)

Eric sous les voûtes de l'église Saint Guénolé de Batz sur mer, le 8 Mai 2011,


pie jesu ( Gabriel Fauré )
repos éternel




gajananam
mantra à Ganesh



une seule prise..

crise écologique, crise de l'illusion (3)

suite de l' article d'Emmanuel Desjardins dans la revue troisième millénaire,
n° 94 intitulé "crise et conscience"

troisième et derniere série d'extraits :

[ Si nous voulons traverser cette illusion ou commencer à la traverser, il nous faut faire face comme nous le rappelle Swami Prajnanpad et Etty Hillesum ]

Swami Prajnanpad :

  "pas de déni sous quelque forme que ce soit"

  " tant que vous ne faites pas face, vous ne pouvez pas voir"

et Etty Hillesum :

    " je continue à regarder tout en face... je ne fuis pas la réalité pour me réfugier
   dans de beaux rêves..."

   " je connais tout celà [ cette souffrance] et je continue à regarder au fond des
   yeux le moindre fragment de réalité qui s'impose à moi"

(..)
Sur le plan spirituel, le coeur brisé correspond à toute autre chose. Il s'agit dans un premier temps d'accepter la réalité, d'accepter la désillusion, de ressentir la
souffrance qui en découle, d'en faire la connaissance, de lui ouvrir les bras, de
s'y abandonner. Sans doute est-ce un sens de l'expression "s'abandonner à la
volonté de Dieu" ?

Emmanuel Desjardins termine son article par cette magnifique phrase :

(..) "le coeur est alors à nu, certes sans protection mais également sans aucune nécessité de se protéger "

où que l'esprit aille..

cité par David Dubois dans son blog
dans l'article suivant : où que l'esprit aille

ma formulation préférée :

"Où que l'esprit aille,
On y contemplera l'absolu
"
( dans la Tejoubindu Upanisad ( vers 35 ) )

ou encore :

"Où que l'esprit aille,
C'est là qu'on doit méditer [Lakshmi]
(Même) agité, comment pourrait-il aller ( ailleurs ),
Puisque tout est cela ?
"
( dans le Lakshmi Tantra )

crise écologique, crise de l'illusion (2)

suite du bel article d'Emmanuel Desjardins dans la revue "troisième millénaire",
n° 94 intitulé "crise et conscience"

deuxième série d'extraits de cet article :

[ et : ] les remparts les plus subtils et les plus pernicieux que nous créons sont
d'ordre psychologique

A propos du personnage de Bélise dans "les femmes savantes" de Molière :

Bélise possède une explication à tout, si bien que la réalité n'a plus aucune chance de l'atteindre. Elle a élaboré une théorie irréfutable qu'aucun fait ne peut jamais démentir.

[ C'est intéressant de remarquer que la théorie peut servir à démentir la réalité, le contraire de ce qu'elle prétend être justement ! On peut même aller plus loin, provocation ! en se posant la question si la théorie ne sert pas toujours à démentir la réalité ! ]

Le progrès technique contient la promesse de nous prévenir absolument contre
toute souffrance (.. ) c'est la raison pour laquelle pour beaucoup d'occidentaux aussi bien la science que le progrès technique et la croissance économique sont intouchables même quand ils dysfonctionnent manifestement.

(..) Nous réagissons par l'indignation et la culpabilité qui nous paraissent être des réponses adéquates à tant de souffrance mais qui sont en fait des formes d'évitement.

 [ Cà je trouve çà très fort, de reconnaître l'indignation et la culpabilité comme des formes d'évitement ! d'abord l'indignation qui nous donne bonne conscience, ensuite la culpabilité qui nous donne mauvaise conscience. Entre la bonne conscience et la mauvaise conscience, la conscience tout court, sans jugement. ]

[ On peut aussi remarquer que l'indignation comme la culpabilité nous empêchent d'agir, en tout cas d'agir de manière adéquate, ce qui prouve leur composante d'évitement. ]

[ L'indignation et la culpabilité ne sont pas condamnables, elles sont humaines, mais elles ne nous permettent pas de traverser l'illusion, d'y faire face ]

temps qui passe

chose entendue :

"Qu'est ce que çà passe vite un gâteau !"
" surtout une tarte aux fraises.. !"


merci Amina

lundi 2 mai 2011

le meilleur endroit pour vivre dans un quartier

Bill Mollison, un des fondateurs de la permaculture nous fait visiter un lieu qui lui est cher ( en Australie je crois ? l'Australie qui est son pays )


il pose une très jolie question :
pourquoi ceux qui conçoivent l'aménagement des jardins publics n'y font jamais pousser des plantes et des arbres utiles, des arbres fruitiers et des plantes potagères ?

parce que c'est gratuit ?
parce qu'il faut laisser ces produits au Marché ?

crise écologique, crise de l'illusion (1)

un très bel article d'Emmanuel Desjardins dans la revue troisième millénaire, n° 94 intitulé crise et conscience

L'article s'intitule crise écologique, crise de l'illusion

[ A travers la crise écologique,] nous connaissons une crise de l'illusion [ c'est classique dans la tradition indienne, hindouiste ou bouddhiste, c'est l'illusion, la maya qui nous voile le Soi. Ici, il s'agit d'une illusion collective "énorme", celle selon laquelle nous occidentaux allons pouvoir continuer à vivre ainsi douillettement en gaspillant et pillant les ressources de la planète et en menant une vie très individualiste, très nombriliste . Cette illusion est soutenue par une énorme mythologie, portée par les médias et les idéologies de la réussite, de l'efficacité et de la rentabilité ]

[ d'où la question que nous pouvons nous poser en nous étonnant : ]
comment un être humain, un groupe humain, une société entière s'organisent-ils pour ne pas souffrir ou pour se faire croire qu'ils ne vont pas souffrir ?
[ et comment çà marche ! ]
(..)

Notre société a généré un profil psychologique assez répandu que l'on peut nommer "l'adolescent douillet et immature" 
Son cri du coeur peut se résumer en deux propositions : "je ne veux pas avoir mal" et "je veux être libre de faire ce qu'il me plaît"

[ Nous pouvons tous nous reconnaître dans cet adolescent douillet à des degrés divers ]

[ par rapport à cette question,] il y a toujours une souffrance ou une
perspective de souffrance qui dépasse notre capacité d'intégration [ et qui nous fait nous recroqueviller dans cette posture douillette et inadéquate ]

et donc, comment faire face à cette inadéquation, à ce repli dans l'illusion ? suite au prochain épisode...


dimanche 1 mai 2011

revitaliser la terre (2)


La suite de la conférence de Claude Bourguignon, épisode 2

Comment ( naturellement ) en forêt un équilibre s'établit entre l'écoulement de l'eau "sur place" ( sans écoulement horizontal et donc sans érosion ) et la remontée des éléments minéraux ( les engrais naturels : phosphates, nitrates, magnésium ... ) vers le sol.
Un équilibre mettant en jeu notamment l'arbre, le "grand gestionnaire de l'eau" et les vers de terre qui remontent les élements minéraux à la surface ( de 100 à 1000 tonnes déplacées par an et par hectare ! )

et comment le labour "profond" des terres détruit cet équilibre millénaire merveilleux mais fragile.
en tout cas extraordinairement fragilisé par l'homme.

mardi 26 avril 2011

revitaliser la terre (1)


Une conférence de Claude Bourguignon,  ici le premier épisode ( sur 5 )
Le dernier microbiologiste du sol français, un "fossile vivant" comme il dit de lui-même.
Excellent exposé, dommage que le support filmé ne soit pas de très bonne qualité
( Pour améliorer le visionnage, mettez en plein écran et mettez le son assez fort )

Son propos : comment revivifier les sols qui - en particulier en France - ont été détruits par quelques décennies d'agriculture industrielle ( détruits dans le sens de la vie du sol : microbes, acariens, champignons  etc.. )

Il y a des solutions mais "c'est pas si facile"
"L'agriculture européenne doit changer, elle n'est pas compétitive"

On sent un homme en colère et en lutte.
Mais avec une sainte colère me semble-t-il
un huit dans l'énnéagramme ( le leader, le chef )

La suite, aussi passionnante, très bientôt.

mercredi 30 mars 2011

par ici ... la sortie

par ici




la sortie


vendredi 25 mars 2011

in New Orleans the land of dreams

une belle et discrète nostalgie se dégage de cette interprétation de "Basin Street Blues" par Shirley Horne ( avec le trompettiste Wynton Marsalis ) :



la classe !

I wanna be like you

I wanna be like you = je veux être comme toi :



c'est l'autre Louis qui chante, pas Louis Armstrong ( qu'on connait bien en France ) mais Louis Prima grand chanteur de swing américain qu'on appelait justement King Louie ou "King of the swingers" ( et que je ne connaissais pas, çà vaut le détour .. pour l'énergie )
Il est très connu pour son interprétation de "I am just a jigolo"

toujours aussi drôle et rafraichissant à regarder !

mardi 22 mars 2011

eric singing without eric

eric singing without eric
as usual !

with eric for the first time
each time the first time !


signé eric
... without eric ... with eric

sans voix

j'aime cette fragilité qui me laisse sans voix
qui nous laisse sans voix

c'est une utopie
comment ne nous y arrêterions-nous pas ?

entre le drap et la peau

l'espace entre le drap et la peau
m'enveloppe et m'habite

je me meus en lui
il se meut en moi

vendredi 11 mars 2011

signor perche me ne rimuneri cosi

Magnifique interprétation de "vissi d'arte" l'air fameux de Tosca ( de Giacomo Puccini ) par Stéphanie Mugnier accompagnée au piano par Anne Iwamura
en concert



Cet enregistrement est extrait d'un cd paru récemment intitulé "de Bach à Verdi Récital" édité au profit de l'association "Lire et Ecrire"( récital enregistré au 58 rue Madame à Paris )
Si vous souhaitez l'acquérir, laissez un message sur le site de Stéphanie 

Vissi d'arte, vissi d'amore,
non feci mai male ad anima viva
Vie vécue dans l'art, vie vécue dans l'amour
Je n'ai fait aucun mal à aucun être vivant
(..)
Signor, perche me ne rimuneri cosi ?
Seigneur pourquoi me rémunères tu ainsi ?
[ je n'ai pas trouvé d'autre traduction que rémunérer qui est bien vilain en français ]

Voici le texte complet :

Vissi d'arte, vissi d'amore,
non feci mai male ad anima viva;
con man furtiva
quante miserie conobbi, aiutai!
Sempre con fe' sincera,
la mia preghiera
ai Santi Tabernacoli sali'!
Sempre con fe' sincera,
diedi fiori agli altar!
Nell'ora del dolore,
perche', perche', Signore,
perche' me ne rimuneri cosi'?
Diedi gioielli della Madonna al manto,
e diedi il canto agli astri, al ciel,
che ne ridean piu' belli!
Nell'ora del dolor,
perche', perche', Signor!
Perche' me ne rimuneri cosi'?

merci Stéphanie

travailler moins pour vivre mieux

Colibris ( le mouvement impulsé par Pierre Rabhi ) suite..
Ici un entretien avec Cyril Dion le directeur de Colibris, mouvement pour la terre et l'humanisme sur la chaîne francophone TV5 Monde :

entretien avec Cyril Dion

quelques notes :

"travailler moins pour vivre mieux", une proposition : 21 heures par semaine

Terre de liens : une association foncière française qui achète des terres pour qu'elles puissent être cultivées en culture biologique

"j'ai une confiance émoussée envers les politiciens comme beaucoup d'entre nous (..)
structurellement, les politiques n'ont pas la capacité de faire un vrai virage psychologique et humain car (..) "le carburant qui nous fait avancer est aussi celui qui va nous faire exploser"

"on a la capacité d'améliorer notre qualité de vie et l'endroit où l'on vit, on le fait pour nous, pas pour sauver le monde"

Cyril Dion termine par une proposition :
"prenez du temps pour vous demander ce que vous voulez faire de votre vie, ce que vous voulez laisser à vos enfants"
çà parait facile, c'est pas si évident..


pour devenir un colibri : le site des colibris

dimanche 6 mars 2011

ce qui te manque trouve le dans ce que tu as

parole zen : (?)

"Ce qui te manque trouve le dans ce que tu as"
vaste programme !

merci Do

moon river and me

Thomas Quasthoff à nouveau,
dans Moon river :



There's such a lot of world to see = il y a tant de choses à voir dans le monde !


samedi 5 mars 2011

I am unemployed

une masterclass du baryton-basse allemand Thomas Quasthoff
avec le ténor coréen Seil Kim dans Schubert : "Nacht und Traüme" ( nuit et rêves )
magnifique !



quelques indications pour l'anglais / l'allemand :

"That was wonderfull !
I'm unemployed !"
"C'était merveilleux !
Je ne sers à rien !"

"belauschen" = écouter aux portes
"it's secret"  = c'est secret
"you do it for Lust" = tu le fais avec convoitise

j'observe ce qui ne s'observe pas


une photo du livre de photos de Henry Horenstein intitulé Aquatics consacré aux animaux marins
on dit que les poulpes sont parmi les animaux les plus intelligents sur la Terre
celui-ci semble nous regarder avec une grande profondeur, une grande présence
je l'appelle l'observateur

" - c'est curieux toi qui est un observateur, dans l'énnéagramme un type 5, tu ne remarques rien dans la vie quotidienne, tu sembles ne faire attention à rien !
- j'observe ce qui ne s'observe pas !
- ah, tu parles bien !"

merci Serge !

d'autres photos d'animaux de Henry Horenstein

problème, ce qui se donne à voir

Une belle parole sur le problème :

Jean Bouchart d'Orval dit : celà se simplifie lorsque l'on voit le problème comme "quelque chose qui se donne à voir" selon l'étymologie grecque du mot : problema

Avec cette manière de voir le "problème", nous nous trouvons face à lui avec une sorte de neutralité, une égalité d'humeur rafraichissante, et aussi parfois un étonnement tout simple devant ceci "qui se donne à voir "
Le "problème" s'y dissout.

Le dialogue avec Jean Bouchart d'Orval : 



vendredi 4 mars 2011

un étranger, un ami


trouvé dans le livre de photographies de Ralf Tooten "Augen der Weisheit" ( "les yeux de la sagesse" en allemand, le livre existe aussi en anglais "eyes of wisdom")
Ralph Tooten a photographié des sages autour du monde ( comme ce chaman tuva - photo ci-dessus ) et a ramené ce beau livre de ses voyages

Ce chaman nous propose le proverbe tuva suivant :

ein Fremder ist ein Freund den man noch nicht kennt


un étranger est un ami qu'on n'a pas encore appris à connaître

j'aime bien l'allitération en allemand Fremder / Freund ( étranger / ami ) qui ne doit pas exister dans la langue originale des Tuvas et qui ne se retrouve pas non plus en français !

valable aussi pour des personnes que nous connaissons depuis longtemps, parfois des proches que nous ressentons toujours comme des étrangers

voir le site de Ralph Tooten
( pour voir quelques photos de ce livre, cliquez sur work puis sur eyes of wisdom )
merci Caroline

yo vengo a ofrecer mi corason

Une chanson de Fito Paez qui a été chantée par la grande chanteuse d'Argentine Mercedes Sosa. Elle a chanté cette chanson entre autres avec ... Francis Cabrel
Le texte de cette chanson est empreint de la douleur de la vie sous les dictatures des années 1970.


voici une traduction en français ( assez libre ) de cette chanson :

je viens offrir mon coeur

qui a dit que tout était perdu ?
je viens offrir mon coeur

tant de sang coule dans le ruisseau
je viens offrir mon coeur

ce ne sera pas si facile, je le sais,
ce ne sera pas si simple que je le pensais

d'ouvrir la poitrine et d'en tirer l'âme
une cuillérée d'amour

lune des pauvres toujours ouverte
je viens offrir mon coeur
comme un témoignage inaltérable
je viens offrir mon coeur

et je joindrai les deux bouts d'un même lien
j'irai tranquillement, j'irai lentement,
je te donnerai tout et tu me donneras aussi
quelque chose qui me rendra l'oubli un peu plus

quand il n'y a personne autour
de près comme de loin
je viens offrir mon coeur

quand les satellites n'arrivent pas
je viens offrir mon coeur

et je parle de pays et d'espérance
je parle au nom de la vie, je parle au nom de rien,
je parle de changer cette maison qui est la nôtre
de la changer pour changer
seulement pour celà

qui a dit que tout était perdu ?
je viens offrir mon coeur
tant de sang coule dans le ruisseau
je viens offrir mon coeur

tout le brise

Va laisse couler mes larmes,
un air de Charlotte dans "Werther" l'opéra de Jules Massenet

magnifiquement interprété ici par Fanny Le Roy-Barbier ( voix ) et Sandy Plissonneau ( piano ) :



en concert, à l'église Saint Gilles de Pornic, le 11 Aout 2010

Le texte est très beau, j'aime particulièrement la fin :

il est trop grand [ le coeur ]
rien ne l'emplit
et trop fragile, tout le brise
tout
le brise

voici le texte complet :

va laisse couler mes larmes
elle font du bien ma chérie !
les larmes qu'on ne pleurent 
dans notre âme retombent toutes
et de leurs patientes gouttes
martèlent le coeur, triste et las
Sa résistance, enfin s'épuise
le coeur se creuse et s'affaiblit
il est trop grand !
rien ne l'emplit !
et trop fragile 
tout le brise
tout 
le brise !

merci Fanny ( et Sandy )

vendredi 11 février 2011

transition, une lueur d'espoir


Un livre qu'il faut absolument lire.
Dans la continuité du film de Coline Serreau, "solutions locales pour un désordre global".
Pour moi, même choc que devant le film.

Traduction adaptée du livre de l'anglais Rob Hopkins. Ce livre donne des pistes pour mettre en oeuvre une transition collective vers une société moins énergivore, plus localisée, plus juste.
En résumé pour une société qui soit tout simplement viable devant les immenses défis de la raréfaction des ressources pétrolières de la planète et du dérèglement climatique.

Un livre très pratique qui donne une lueur d'espoir ( et plus qu'une lueur )
Certainement critiquable mais une mine d'idées et d'énergie.

Le livre est maintenant disponible chez tous les librairies ( il était initialement distribué par la revue "silence" )

Voici un extrait du livre :


Le site des villes en transition : villes en transition


jeudi 10 février 2011

les derniers survivants

C'est émouvant de voir ces hommes parmi les derniers à entrer en contact avec la "civilisation"
et ils nous apparaissent sur ces images comme de petits hommes rouges, plutôt venus du futur
comme sortis d'un film de science-fiction.

Ils nous rappellent à nous-même, hommes pétris d'argile



Un article du Monde à ce sujet : une tribu amazonienne isolee filmee pour la premiere fois

et puis la pétition pour la sauvegarde de ces tribus isolées : plus d'informations et pétition

samedi 5 février 2011

un quart d'heure par jour les yeux ouverts


Les instructions de Ramana Maharshi, on ne peut guère faire plus simple :

Chaque jour, pendant un quart d'heure les yeux ouverts, essayez de garder l'esprit fixé sur Celà qui voit. Il est en vous.

Ne vous attendez pas à ce que "Celà" soit quelque chose de bien précis sur lequel le mental puisse se fixer facilement.

Il faut des années pour trouver ce "Celà", mais les résultats de cette concentration seront apparents en l'espace de quatre à cinq mois : paix de l'esprit,  pouvoir de faire face aux ennuis,  clairvoyance inconsciente.

Trouvé sur le site suivant consacré à Ramana Maharshi, en français : un océan de nectar
Un lieu de paix et d'inspiration.

L'article complet ( intitulé Celà ) : Celà

vendredi 28 janvier 2011

j'en sais rien, viens, donne-moi la main

encore une chanson de Colette Magny, celle qui l'a rendue célèbre, Melocoton
avec son refrain chaleureux : "j'en sais rien, viens, donne-moi la main"



rock me more and more

Je découvre Colette Magny grâce à Fanny qui m'a envoyé "Rock me more and more"
Une grande chanteuse française à la voix généreuse injustement méconnue

Le premier morceau est une chanson qui a été crée par Colette Magny
( je crois ) dans les années 1960, il s'agit justement de "Rock me more and more"

Le second est une très sensible interprétation d'un grand classique du blues avec un joli accompagnement
( un disque de 1982 )

Rock me more and more



The house of the rising sun


mercredi 19 janvier 2011

de branche en branche

gibbon, de branche en branche, détendu


J'ai mis ci-dessous un extrait d'un entretien avec Francis Lucille.
Le texte complet est à l'adresse suivante : une tornade de liberté
( les sous-titres sont de moi, pas les photos , que je trouve très inspirantes ... )
gibbon dans les arbres

de branche en branche

Le problème est moins l'occurrence de ces pensées et sensations que votre identification avec elles. Dès que vous prenez conscience d'elles, vous vous distanciez, vous êtes libre. Dans cette liberté, vous ne vous situez nulle part. Il est important de demeurer dans cette non-localisation, car nous avons tendance à nous empresser de saisir une nouvelle identification dès que nous avons lâché prise de la précédente, tel un singe qui ne lâche pas une branche avant d'en avoir saisi une autre.

Vous allez voir combien il est merveilleux de vivre en l'air de cette manière, sans saisir, sans attaches. Au début cela semble un peu étrange, bien que votre nouvelle attitude n'empêche rien. Vous pouvez toujours remplir vos fonctions de mère ou d'avocate, sentir votre corps, etc... En fait, n'être rien, en l'air, nulle part, est très pratique. Cela simplifie beaucoup la vie.

Vous tombez dans le coeur

Le coeur est-il l'endroit entre cette branche et la suivante, pour reprendre l'analogie du singe?

Si vous acceptez de lâcher la branche à laquelle vous vous cramponnez sans en saisir une autre, vous tombez dans le coeur. Vous devez accepter de mourir, de laisser filer tout ce que vous savez, tout ce qu'on vous a enseigné, tout ce que vous possédez, y compris votre vie, ou du moins ce que vous croyez à ce stade être votre vie. Cela demande de l'audace. C'est une sorte de suicide.

au dessus du vide


Viens peur, montre-toi !

La peur est votre ego, le monstre que vous charriez dans vos pensées et vos sensations corporelles, l'usurpateur qui vous tient à l'écart du royaume bienheureux qui est le vôtre. Laissez-la se montrer en totalité. N'ayez pas peur d'elle, même si ses traits son terrifiants. Puisez dans votre soif d'absolu et de liberté le courage de la regarder. Quand vous commencez à la sentir, pensez: "Viens, peur, montre-toi! Prends bien tes aises, car je suis hors de ton atteinte!" L'efficacité de cette méthode provient du fait que la peur est une chose perçue, donc limitée. Le plus long serpent du monde finit bien quelque part. Une fois qu'il est entièrement sorti des hautes herbes, qu'il est vu en totalité, vous êtes hors de danger, car il ne peut plus vous attaquer par surprise. De même, quand vous voyez en face de vous la totalité de votre peur, quand il ne reste rien d'elle qui vous soit caché, il n'est rien de vous qui puisse s'identifier à elle. Elle est un objet "décollé" de vous. Le cordon ombilical d'ignorance par lequel vous nourrissiez l'ego ne fonctionne plus.

gibbon à mains blanches

corps de joie


En lisant David Dubois sur le "corps de lumière" dont parlent certains bouddhistes tibétains, l'expression "corps de joie" m'est venue. J'ai cherché sur le net si cette expression était déjà utilisée par certaines traditions ou certaines personnes.

J'ai trouvé ceci : une tornade de liberté

Un très beau dialogue avec Francis Lucille dont voici quelques extraits significatifs
( les sous-titres sont de moi ... )

ce corps de joie

Ne refusez pas les sensations corporelles et les émotions qui se présentent à vous. Laissez-les s'épanouir complètement dans votre vigilance sans but, sans aucune interférence de la volonté. Progressivement, l'énergie potentielle emprisonnée dans les tensions musculaires se libère, le dynamisme de la structure psycho-somatique s'épuise, et le retour vers la stabilité fondamentale s'effectue. Cette purification de la sensation corporelle est un grand art. Elle requiert patience, détermination et courage.
(..)
Nous avons tous ce corps de joie, ce corps d'éveil, ce corps d'accueil universel. Nous sommes tous complets, sans aucune pièce manquante.


connaissances de seconde main

Ces perceptions et ces pensées apparaissent en vous, pure attention consciente. Vous n'apparaissez pas en elles, contrairement à ce que vos parents, vos éducateurs et la quasi totalité de la société dans laquelle vous vivez vous ont enseigné, en contradiction flagrante avec votre expérience réelle. Ils vous ont enseigné que vous êtes dans votre corps en tant que conscience, que cette conscience est une fonction émergeant du cerveau, un organe de votre corps. Je suggère que vous n'accordiez pas une confiance démesurée à cette connaissance de seconde main et que vous interrogiez les données brutes de votre expérience.
(..)
Voyez donc par vous-même si vous apparaissez dans votre corps ou dans votre mental, ou si au contraire ils apparaissent en vous.


pourquoi donc la vérité se contredit-elle sans cesse ?

Hier soir vous avez utilisé l'adjectif "incolore" pour qualifier la conscience. Je me demande où la compassion et l'amour apparaissent dans ce tableau.

Les mots que nous utilisons pour décrire l'indescriptible doivent être consommés sur place. Si nous les utilisons à contre-temps, ils perdent leur saveur et nous aboutissons à des contradictions apparentes. Une histoire me revient en mémoire à ce propos: Un maître Chan' se contredit lui-même (en apparence [?] ) une bonne douzaine de fois en l'espace d'une heure. Excédé, un disciple présent décortique les contradictions successives sous les regards amusés et bienveillants du maître qui, pour toute réponse, dit simplement, sans chercher à se justifier en aucune manière: "En effet, comme c'est étrange et merveilleux! Je n'arrive pas à comprendre pourquoi la vérité se contredit sans cesse!"

dimanche 16 janvier 2011

si je ne le fais moi, qui le fera ?


J'ai été frappé par la couverture des Inrockuptibles de ce mois-ci. L'interrogation sur le fait de manger de la viande vient sur le devant de la scène ( médiatique ). C'est dans l'air du temps, car au début de cette année, j'ai décidé de limiter ma consommation de viande ( disons en me contentant d'en manger une fois par semaine ) et je crois ne pas être le seul...
Petit geste, si je ne le fais pas moi, qui le fera ?

Ma motivation est (géo-)politique. Manger de la viande tue ( au moins ) de deux manières : la première de manière "évidente" ( évidence bien peu interrogée ) au travers de l'abattage des animaux et c'est à l'occasion du livre "Faut-il manger de la viande ?" de l'écrivain américain Jonathan Safran Foer que les Inrocks publient cette couverture. La deuxième manière de tuer, plus retorse c'est par le biais des immenses superficies de céréales et de soja qui sont consacrées à la nourriture des bétails des pays occidentaux au détriment de l'alimentation des peuples des pays du Sud qui sont de plus en plus dans la détresse du point de vue alimentaire.
De plus, la manière dont les animaux sont élevés, à plus de 90% industrielle et "violente", induit une utilisation massive de médicaments en particulier d'antibiotiques dont l'abus a et aura de plus en plus de conséquence sur la santé humaine.

Pourquoi ne voulons-nous pas voir cette situation et pourquoi avons-nous tant de mal à nous engager contre cette situation que la plupart d'entre nous trouvons inacceptable quand nous avons les éléments de la réflexion entre nos mains ?

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