conférence TED à Lille avec Ucka Ludovic Llolo celui qui écrit le choeur, danseurs de vie et danseurs de scène "comment tu feras le jour où tu te casseras la jambe ?.."
"ce à quoi ressemblent nos corps et comment ils interagissent avec le monde structure nos manières de penser" Georges Laikoff
pensez vous comme une immense oreille..
le o in motion, ce courant porteur qu'on sent lorsque l'on se sent léger
pas de fausses notes, elles n'existent pas
danser le chaos.. vous êtes danseurs mais vous l'ignorez..
Isabelle Padovani Comment distinguer ce qui vient en nous de l'élan vital de ce qui vient des instincts de survie ? Les critères de ce qui provient de l'élan vital : possibilité de choisir, détente, joie Les critères de ce qui provient d'un gardien ou des instincts de survie : urgence, tension, peur mais aussi exigence, agitation, confusion..
un beau documentaire dans la série Empreintes autour de Pierre Rabhi en attendant le film Au nom de la terre qui doit sortir en salle cette semaine à Paris
à voir ici, sur le site de la chaine de télévision France 5
avec une évocation de son enfance, de son passage à Paris comme ouvrier spécialisé, de son installation en Ardèche
des entretiens très touchants avec sa femme, sa fille, Matthieu Ricard, Marion Cotillard
une empreinte de vie comme dit Marion Cotillard
"il nous empêche de désesperer de l'humanité" comme le dit Nicolas Hulot
une video avec Franck Terreaux autour de la vision sans tête :
- c'est déjà là, avant même l'idée d'y penser - qu'est ce qui est déjà là ? - la vision de ce qui est, rien de plus !
qu'il soit là ou pas là, çà voit quand même
la personne pour la voir, il faut se l'imaginer...
- comment vous, vous voyez vous la vie, la vie de manière générale ?
- la vie c'est vous en train de me poser des questions, la sensation de la chaise, la fraicheur de l'automne entrant par la fenêtre etc.. etc..
un bout d'entretien en plein air, Stephen Jourdain avec Gilles Farcet la précision de l'intelligence et de la sensibilité
Jouer à l'extase, jouer au gendarme et au voleur, c'était de même essence C'était simplement par discrétion que les gens n'en parlait pas, n'en faisait pas état.. En position de non-refus et d'adhésion avec moi-même Aimer non pas mon semblable car c'est une abstraction, on n'aime pas des abstractions mais aimer des gens concrets passionnément Une culmination de l'intelligence et de la sensibilité La vie humaine qui entre en collision avec elle-même L'homme téléscope l'homme dans son entier, "le type tout entier" La chose terrestre qui s'épouse elle-même
- Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement ?
- Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Nous sommes ici pour devenir forts et nous préparer pour ce qui nous attend après.
- Pffff... tout ça, c’est insensé. Il n’y a rien après l’accouchement ! A quoi ressemblerait une vie hors du ventre ?
- Eh bien, il y a beaucoup d'histoires à propos de "l'autre côté"... On dit que, là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d'émotions, des milliers de choses à vivre... Par exemple, il paraît que là-bas on va manger avec notre bouche.
- Mais c’est n’importe quoi ! Nous avons notre cordon ombilical et c’est ça qui nous nourrit. Tout le monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche ! Et, bien sûr, il n’y a jamais eu de revenant de cette autre vie... donc, tout ça, ce sont des histoires de personnes naïves. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C'est comme ça, il faut l'accepter.
- Et bien, permets moi de penser autrement. C'est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler, et je ne pourrais rien te prouver. Mais j'aime croire que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.
- "Maman" ? Tu veux dire que tu crois en "maman" ??? Ah ! Et où se trouve-t-elle ?
- Mais partout, tu vois bien ! Elle est partout, autour de nous ! Nous sommes faits d'elle et c'est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là.
- C’est absurde ! Je n’ai jamais vu aucune maman donc c’est évident qu’elle n’existe pas.
- Je ne suis pas d’accord, ça c'est ton point de vue. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut entendre quand elle chante… On peut sentir quand elle caresse notre monde. Je suis certain que notre vraie vie va commencer après l’accouchement...
Un très joli livre que ce saut dans le vide, de la philosophie à la mystique de José Le Roy. Très élégant, avec des "articles" de quelques pages, illustrant la présence de l'intuition mystique chez les philosophes et les écrivains. Parcours très varié et percutant. Je vous donne ici un extrait d'un des articles intituléla vraie philosophie et l'éveil. Il défend la philosophie comme approche de l'éveil contre la pratique du doute permanent et le scepticisme généralisé. NB : c'est moi qui est mis en gras certaines parties du texte.
La vraie philosophie et l’éveil
[ Un article] contre la notion de philosophie comme problématisation de notions. La tendance
actuelle pour défendre la philosophie dans les lycées : « La philosophie
n’est pas un savoir comme les autres, elle n’est pas un savoir mais une
pratique de l’interrogation ». Par exemple, Raphaël Enthoven :
« L’utilité première de la philosophie, c’est de répondre à une question
par une autre question. » Pratiquement aucun philosophe ne souscrirait à
un tel programme ! (..)
Seul le scepticisme pourrait souscrire à une telle définition de
la philosophie. Les philosophes ne se contentent pas de poser des questions : ils donnent
des réponses. [ Il cite Fichte ( p295 ) ] : « Il est commode de couvrir
du nom ronflant de scepticisme le manque d’intelligence. Il est agréable de
faire passer aux yeux des hommes ce manque d’intelligence qui nous a empêché de
saisir la vérité pour une pénétration merveilleuse d’esprit, qui nous révèle
des motifs de doute inconnus et inaccessibles au reste des hommes. » [ En
note de bas de page, il donne un éclairage de Luc Ferry : ] « La classe
de philosophie a été crée par Napoléon en 1806 dans une perspective très
précise ; il s’agit en vérité non pas de cours de philosophie mais
d’instruction civique pour permettre aux jeunes gens de devenir des citoyens
(..) ëtre capable de réfléchir, c’est à dire avoir un esprit critique,
argumenter et comparer (..) Cette activité d’esprit critique n’a strictement
aucun rapport avec la philosophie [ esprit critique très utile certes, y compris au sein de la philosophie ] (..) Le « job » de la philosophie
consiste à répondre à la question de la « vie bonne ». philosophia en
grec, l’amour de la sagesse. La sagesse, c’est la victoire sur les peurs qui
nous empêche de bien vivre. »
Et Frithof Schuon : « L’amour de la sagesse est la science de tous
les principes fondamentaux : cette science opère avec l’intuition qui
« perçoit » et non avec la seule raison qui « conclut »
(..) l’essence de la philosophie est la certitude ; pour les modernes au
contraire, l’essence de la philosophie est le doute.(..) La solution du
problème de la connaissance – si problème il y a - ne saurait être ce suicide
intellectuel qui est la promotion du doute ; c’est au contraire le recours
à une source de certitude qui transcende le mécanisme mental, et cette source –
la seule qui soit - est le pur Intellect ou l’Intelligence en soi.»
Ainsi Schuon montre que la philosophie moderne, parce qu’elle ne connaît plus
l’intuition intellectuelle et se limite à la raison discursive ne peut plus
découvrir aucune certitude ni vérité et fait ainsi du doute l’essence de la
philosophie.
[ p 298 ] La
philosophie n’est pas seulement un art de disserter et de créer des systèmes
mais un véritable chemin d’éveil, un chemin de vision.
Cette
distinction entre le philosophe et le philodoxe ( celui qui n’est que
dialecticien ) est très clairement établie par Al Suhrawardi ( 1150-1191 )
philosophe et mystique perse musulman. Il classe les philosophes selon qu’ils
pratiquent seulement la recherche dialectique, qu’ils sont dans l’expérience
mystique pure, ou qu’ils rassemblent les deux et sont [ selon lui ] les hommes «parfaits»
Redonner
son statut à la philosophie, à la certitude intellectuelle, à l’intuition
intellectuelle « qui transcende le mécanisme mental », c’est une des
tâches que s’est donné José Le Roy ( prolongeant Douglas Harding ) et qu’il mène à bien
magnifiquement dans ce livre.
Francois Roustang, l'écrivain et hypnothérapeute français que toute personne interessée de près ou de loin à la psychothérapie devrait avoir lu. Par exemple, la fin de la plainte ( sur la nécessité un jour d'arrêter la thérapie ) ou il suffit d'un geste ( sur le geste libérateur, le détail libérateur ) ou encore influence ( sur l'influence qui joue non seulement dans l'hypnose mais dans tous les domaines de la vie ) Un extrait d'entretien ici très bref :
le rôle du thérapeute : amener la personne à perdre toutes ses certitudes Pourquoi on ne peut pas inventer notre vie ? parce qu'on répète tout le temps la même chose parce qu'on ne doute pas parce qu'on s'appuie sur des croyances et des certitudes
Pour renouveler sa vie, il faut être poussé à l'endroit même où toutes les questions vont devoir se poser et on aura pas de réponse. C'est à ce moment qu'on peut créer
Magnifique interprétation de "vissi d'arte" l'air fameux de Tosca ( de Giacomo Puccini ) par Stéphanie Mugnier accompagnée au piano par Anne Iwamura
en concert
Cet enregistrement est extrait d'un cd paru récemment intitulé "de Bach à Verdi Récital" édité au profit de l'association "Lire et Ecrire"( récital enregistré au 58 rue Madame à Paris )
Si vous souhaitez l'acquérir, laissez un message sur le site de Stéphanie
Vissi d'arte, vissi d'amore, non feci mai male ad anima viva
Vie vécue dans l'art, vie vécue dans l'amour
Je n'ai fait aucun mal à aucun être vivant
(..) Signor, perche me ne rimuneri cosi ? Seigneur pourquoi me rémunères tu ainsi ?
[ je n'ai pas trouvé d'autre traduction que rémunérer qui est bien vilain en français ]
Voici le texte complet :
Vissi d'arte, vissi d'amore,
non feci mai male ad anima viva;
con man furtiva
quante miserie conobbi, aiutai!
Sempre con fe' sincera,
la mia preghiera
ai Santi Tabernacoli sali'!
Sempre con fe' sincera,
diedi fiori agli altar!
Nell'ora del dolore,
perche', perche', Signore,
perche' me ne rimuneri cosi'?
Diedi gioielli della Madonna al manto,
e diedi il canto agli astri, al ciel,
che ne ridean piu' belli!
Nell'ora del dolor,
perche', perche', Signor!
Perche' me ne rimuneri cosi'?
Colibris ( le mouvement impulsé par Pierre Rabhi ) suite.. Ici un entretien avec Cyril Dion le directeur de Colibris, mouvement pour la terre et l'humanisme sur la chaîne francophone TV5 Monde : entretien avec Cyril Dion quelques notes : "travailler moins pour vivre mieux", une proposition : 21 heures par semaine Terre de liens : une association foncière française qui achète des terres pour qu'elles puissent être cultivées en culture biologique "j'ai une confiance émoussée envers les politiciens comme beaucoup d'entre nous (..) structurellement, les politiques n'ont pas la capacité de faire un vrai virage psychologique et humain car (..) "le carburant qui nous fait avancer est aussi celui qui va nous faire exploser" "on a la capacité d'améliorer notre qualité de vie et l'endroit où l'on vit, on le fait pour nous, pas pour sauver le monde" Cyril Dion termine par une proposition : "prenez du temps pour vous demander ce que vous voulez faire de votre vie, ce que vous voulez laisser à vos enfants" çà parait facile, c'est pas si évident.. pour devenir un colibri : le site des colibris
quelques lignes qui pourraient nous servir de définition de la poésie ( une parmi tant d'autres )
nous parler du caractère organique de la parole, de la pensée qui dans la poésie sont liées au corps, à la vie individuelle, à la "vie" tout court :
"je fais ce que je dis
en disant, je fais et en faisant, je dis"
il aspirait à cette adéquation du geste et de la parole
qui était toujours un horizon,
souvent un horizon ... lointain !
"une vie pour se mettre au monde" Marie de Hennezel / Bertrand Vergely,
editions carnetsnord, 2010
Joli titre pour ce livre et titre qu'on peut comprendre d'au moins deux manières : une vie pour accoucher de nous-même
ou bien : une vie pour nous mettre à être vraiment dans ce monde, pour nous mettre à être vraiment là.
Livre lumineux, de cette lumière qu'on trouve souvent dans les écrits ou les interviews de Marie de Hennezel. La contribution de Bertrand Vergely m'a moins motivé. Les auteurs proposent de voir avec un autre regard "ces personnes qu'on ne regardaient plus" [ les vieux ] Voir que quand nous passons de l'"autre côté" de notre vie, que nous abordons la pente descendante de notre vie, voir que la descente concerne notre vie extérieure tandis que notre vie intérieure est susceptible de s'ouvrir et de s'épanouir justement par la rétractation de notre action extérieure. Bertrand Vergely cite Saint Paul dans l'Epitre aux Corinthiens : " Tandis que l'homme extérieur s'en va en ruine, notre homme intérieur se révèle de jour en jour". Dans le même ordre d'idée, Christiane Singer est citée : "Ceux qui voient dans la maladie un échec ou une catastrophe, ils n'ont pas commencé de vivre" " Une maladie est en moi mais mon travail à moi va être de ne pas être dans la maladie" Tout ceci est valable aussi bien pour les maladies de l'âme ! Bertrand Vergely ajoute à la fin du livre : "L'Orient, je pense à la Chine, a ce sens du retrait créateur" Ce retrait qui est dans la pensée traditionnelle chinoise notamment pour le taoïsme en dialogue constant avec le dynamisme d'expansion et de manifestation ( Dynamisme yin-yang ) La sagesse est d'accepter cette alternance de retrait et d'expansion. Facile à dire.