coquelicots

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mercredi 30 décembre 2015

être et devenir


Excellent film sur l'apprentissage autonome, "être et devenir" de Clara Bellar

Autour des formes d'éducation démarquées des formes standard d'éducation par l'école

Sur le site du film être et devenir,
on peut voir la bande annonce et aussi commander le DVD du film puisque le film est peu distribué malheureusement.

Le film est visible à Paris en ce moment au cinéma St André des Arts tous les dimanches matins à 11h30
 
Voici un débat autour du film avec Isabelle Filliozat au St André des Arts en Septembre 2015 :







organisations rhizomatiques


Frédéric Laloux présente son étude des organisations qui fonctionnent sans structure hiérarchique, sans "boss" ( à la manière des structures végétales par exemple ) :


Dans ces structures, personne ne peut râler..

Dans les structures pyramidales, pas possible de gérer autant de complexité, car très vite, "la pyramide fait entonnoir"

Etre pleinement soi-même quand je vais au travail..




mardi 29 décembre 2015

lettre à Alejandro

 
Adan Jodorowsky à posté le texte suivant sur son compte Facebook quelques jours avant l’anniversaire de son père Alejandro ( au milieu de l'année 2015 ? ) :

Il y a quelques mois, j’ai écrit une lettre à mon père. Puis une femme que je ne connais pas, émue, m’a proposé de la traduire pour que les personnes qui parlent français puissent la lire. La voici.

Traduction: Mélanie Skriabine

Lettre à mon père.

« Cher père, Alejandro. Toi qui as toujours pensé qu’appeler « papa » son père était une erreur. Que « papa » et « maman » sont les premiers mots qu’un bébé est capable de prononcer et que de continuer de les appeler ainsi étant adulte signifie maintenir sa progéniture prisonnière d’un statut d’enfant. Toi, qui m’as dit: « Je ne m’appelle pas Papa, mon nom est Alejandro; je ne t’appelle pas Ada, dada ou adadá… »
J’écris cette lettre ouverte parce que je veux que le monde sache que l’amour entre un père et son fils existe.

Je vois tant de cas de pères absents ou qui n’acceptent pas leurs enfants tels qu’ils sont. C’est pour cela qu’aujourd’hui je veux que tout le monde sache ce que peut être une vraie relation d’amour et de respect.
J’espère que cela puisse être utile à cette planète; que cela serve d’exemple pour qu’une transformation positive s’opère en ce monde et que cessent de se créer les guerres qui ne sont que la conséquence de la colère refoulée.

T’appeler Alejandro ne m’a rien enlevé. Bien au contraire, je ne te voyais pas en tant que figure emblématique ou un être supérieur, je te voyais en tant qu’allié. Un être plein de bonté. T’appeler Alejandro est au monde la chose la plus tendre et merveilleuse qui soit. Et le fait que je me sois senti différent des autres enfants, a fait naître en moi une grande force.
Tu ne m’as jamais éduqué dans la peur, tu ne m’as jamais frappé. Tu me parlais, m’expliquais tout et te préoccupais de m’enseigner tes pensées, me laissant libre d’être celui que je devais être et non celui que tu voulais que je sois. Te souviens-tu ? Tu avais pour habitude de t’asseoir près de moi et de me lire des contes japonais pour m’initier à une philosophie de vie.
Tu as formé mon esprit pour me préparer comme un guerrier à recevoir les coups de la vie, à faire face aux discours stupides et à l’imbécilité humaine. Mais tu m’as aussi appris à reconnaitre la beauté dans la laideur. Je me souviens qu’un jour tu m’as dit « je vais t’apprendre à penser ». Nous étions en Espagne, en vacances sur une île et chaque matin tu me donnais des cours de réflexion. Chaque père devrait enseigner à son enfant la réflexion. Les enfants ne sont évidement pas stupides, ce que vous leur enseignez restera en eux à jamais. Grâce à ça, tu m’as marqué pour toujours.
« Qu’est-ce que Dieu ? Qu’est-ce que l’univers ? Quel est notre but dans cet univers ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Suis-je un corps habité d’une âme ou une âme habitant un corps ? Ta vérité est une vérité, pas la vérité…. »

Tu m’as appris à parler en tant que personne délicate et consciente. Quand j’étais enfant, tu me parlais doucement mais comme à un adulte, tu ne m’infantilisais pas en me parlant d’une voix de dessin animé. Les parents ont l’habitude de parler à leurs enfants comme s’ils étaient des poupées, mais toi, tu me parlais comme on parle à un être humain. Puis, tu m’as montré comment communiquer avec autrui et au lieu de parler par affirmation dans une conversation, j’ai appris à commencer mes phrases par: « selon ce que je pense et je peux me tromper…. »

Dans un combat, au lieu d’accuser l’autre, tu m’as appris à exprimer ce que je ressentais et ce qui était la cause de la discussion en moi. Tu ne m’as jamais fait part de tes difficultés financières, pour que l’argent ne représente pas un fardeau à mes yeux. Je vivais dans un paradis. Un enfant doit voir la vie comme un paradis. Le contraire produit des êtres angoissés, épouvantés à l’idée de devoir faire face à leur propre existence.
Lorsque j’étais en colère, au lieu de me la faire contenir, tu m’as pris par la main pour m’amener dans le jardin et tu m’as fait détruire une chaise en mille morceaux. Tu ne peux pas t’imaginer le bonheur que m’a procuré le fait de mettre cette pauvre chaise en morceaux. Je t’ai dit: « Mais si je la casse, nous n’aurons plus de chaise… » ce à quoi tu as répondu que ce n’était pas important, que tu en achèterais une autre. Pour toi, le matériel n’avait pas d’importance, aucune valeur. La seule valeur à tes yeux était celle d’être humain.
Au lieu de réprimer ma créativité, tu m’as acheté des pinceaux pour que je puisse peindre sur les murs de ma chambre. Rien ne m’était interdit. Lorsque je faisais une erreur, nous en parlions et la corrigions. Tu avais confiance en moi et dans mes propres limites, celles que je m’étais fixé moi-même. Je pouvais tout demander et faire. J’étais un enfant et nous parlions ouvertement de sexe, sans morale religieuse qui aurait pu nous laisser penser que c’était quelque chose de fou. Quand quelqu’un faisait l’amour dans la maison, le lendemain c’était la fête.
Quand je voulais un instrument, au lieu de penser que c’était un caprice, tu m’achetais un piano, une trompette même si je ne l’utilisais qu’un seul jour. Tu disais que tout était utile dans la vie. Et c’est vrai, tout ce que j’ai demandé et que tu m’as donné dans mon enfance, m’a aidé. Absolument tout. Tu n’as jamais fixé aucune limite à ma créativité.Tu m’as appris comment méditer, tu m’as donné des livres.

Bien que ma mère et toi vous soyez séparés quand j’avais 8 ans, tu ne m’en as jamais dit de mal. Tu n’as pas essayé de détruire l’amour que je lui portais. Et tu as créé une relation d’amour entre mes frères et moi, sans esprit de compétition, nous aimant chacun différemment.

Tu m’as appris à croire que tout est possible dans la vie. Et comment ? Je vais te rappeler comment: un jour nous étions dans les rues de Paris cherchant une paire de chaussures et jusqu’à ce que je trouve la paire parfaite, nous n’allions pas laisser tomber. Nous sommes rentrés dans quinze boutiques jusqu’à ce que je trouve ce que je voulais vraiment. Merci père de mon coeur, grâce à ça, aujourd’hui, je ne laisse pas tomber et ce jusqu’à ce que je sois totalement satisfait de ce que je crée. Tu m’as aussi appris que lorsque quelque chose ne fonctionne pas, il est possible d’emprunter d’autres chemins qui mènent à ce que l’on désire et souhaite réaliser..

Quand je tombais dans la rue, tu me disais: « Samourai! » pour qu’à chaque pas, mon regard sur le monde soit conscient. Le Samourai ne se laisse jamais distraire. Je me sens vivant Alejandro, tellement vivant. Je ne t’ai jamais vu abattu. Tu te rends compte ? Tu ne t’es jamais plaint ou ne t’es laissé submergé par les difficultés de la vie. Tu ne m’as jamais montré tes angoisses. Tu m’as appris à être heureux, à penser que la vie est une fête. Tu m’as appris à ne pas me mettre à fumer quand les adolescents le font. Tu m’as expliqué que j’étais un enfant confiant et que je n’avais pas besoin d’une cigarette pour séduire, être adulte ou accepté des autres. Je me suis senti fort, tellement fort. Tu m’as appris à m’aimer et à respecter mon temple, mon corps.

Je te regardais écrire huit heures par jour, toute ta vie dédiée à ton art.
Tu as trouvé l’amour réel à tes 75 ans. Tu as rencontré ta femme, Pascale et c’est la plus belle histoire que j’ai jamais vu de toute ma vie. Tu m’as permis de croire en l’union de deux âmes. Maintenant j’ai foi en l’amour à tout âge.

Quelques fois tu me demandes: « Comment te sens-tu mentalement, physiquement, sexuellement, émotionnellement ? » Tu communiques avec tout mon être. Quand je viens chez toi, je m’assois face à toi et tu me regardes, tu me parles de ta vie, demandes au sujet de la mienne et nous essayons de faire en sorte que nos monologues soient égaux en temps pour que nous puissions avoir une conversation équilibrée et que personne ne parle plus que l’autre.
Tu t’inquiètes pour moi sans envahir mon espace. Mais tu me dis toujours que tu m’aimes. Chaque parent devrait le dire à son enfant.

Quand j’étais enfant et que tu devais partir voyager, tu m’appelais tous les jours, même si ce n’étais que deux minutes. C’était notre accord. Je ressentais ta présence. J’ai toujours ressenti que je pouvais compter sur toi. Chaque fois que tu disais quelque chose, tu le faisais. Et la chose la plus importante pour un enfant est qu’un père tienne ses promesses. Une fois, je suis parti en classe verte avec l’école et je me suis senti si mal avec les autres enfants, je me sentais si différent d’eux que je t’ai appelé en pleurs. La nuit même, tu es venu en voiture. Tu as fais 400 kilomètres pour venir me sortir de l’enfer. Et on est rentrés ensemble, en chantant. Tu m’as dit qu’un enfant ne doit jamais souffrir parce que les jeunes années sont sacrées.

Tu sentais toujours mes cheveux et ma peau en me disant que je sentais merveilleusement bon. Tu me disais toujours que j’avais du talent, que j’étais beau, que j’étais un prince. Tu me caressais, me touchais, me serrais dans tes bras. J’étais aimé. Le matin je frappais à ta porte et je courrais me glisser dans ton lit près de toi pour que tu me serres dans tes bras. Avec ma tête sur ta poitrine, j’écoutais ta respiration et ton coeur battre. Puis nous avions l’habitude de petit-déjeuner dans un café en face de la maison et tu me parlais de livres, de films, de découvertes que tu avais fait, de nouvelles idées spirituelles auxquelles tu avais pensé.

En ce moment même je pleure d’émotion parce que je n’ai jamais pris le temps de te dire tout cela. Tu es un père merveilleux. Mes larmes coulent, mais ces larmes sont des gouttes d’amour.

Tu m’as toujours emmené avec toi à tes conférences, tes séminaires, je t’ai vu soigner les gens, leur donner le sourire, calmer leurs peurs. Nous avons travaillé ensemble au théâtre, au cinéma, sur mes chansons. Comme c’est magnifique de pouvoir créer quelque chose en famille.
Quand j’ai eu des doutes, tu as toujours été là. Tellement présent, que si tu n’étais pas à mes côtés aujourd’hui, je pourrais toujours entendre ta voix dans mon esprit, me conseillant. Je t’ai tatoué en moi, pour toujours.

Tu m’as sauvé Alejandro, de ce monde cruel, de ce chaos qu’est la vie. Tu m’as montré le plus beau de tout. Tu m’as tenu éloigné de toute pensée bourgeoise, de toute illusion, de toute pensée religieuse. Tu m’as appris à ne pas me fixer de limites. Tu m’as enseigné que je suis un homme libre. Libre de la folie des hommes, libre des guerres, des peurs. Tu m’as appris que la réalité dans laquelle je vis n’est pas la seule réalité, qu’il n’y a pas de limites, que mon horizon ne se limite pas à une maison, un pays ou un monde mais qu’il est l’univers tout entier, l’infini.

Pourquoi m’as-tu fait peindre sur les murs de ma chambre ? Je me le suis tellement demandé. Pourquoi me donner la liberté de faire ce que je voulais ? J’ai compris que tu m’avais enseigné à créer, à libérer mon esprit, à vivre sans contraintes, sans murs. Que ces murs étaient illusoires, invisibles et qu’en les peignant je pouvais passer à travers eux.

Tu m’as appris à parler: ni trop, ni pas assez, puis à mesurer le volume de ma voix, qu’elle soit une caresse pour les autres. Tu m’as appris à respecter le champ énergétique, l’aura d’autrui. Tu m’as appris à me fier aux arcanes du Tarot. Et tu m’as montré que les symboles sont de l’art. Tu m’as appris que la vie est magique et que les miracles sont partout. Tu m’as appris que Dieu est une énergie qui vit en nous et non un être sévère crée par des écrivains. Tu m’as ouvert un compte à la librairie et grâce à toi j’ai découvert la poésie. La Poésie ! Je me souviens que nous nous asseyions sur la table de la salle à manger et que chacun lisait son poème.

Tu n’as jamais eu d’amis superflus, les seules personnes qui entraient dans notre maison étaient celles que tu souhaitais aider ou des personnes talentueuses. Des poètes, des philosophes, des chanteurs, des médecins, des cordonniers, des saints, toutes sortes de personnes mais riches d’esprit. Tu n’as jamais perdu ton temps dans des discussions superficielles. Je ne t’ai jamais vu saoul ou drogué. Je t’ai seulement vu développer ton esprit et ton talent d’une façon positive afin de changer le monde et de lui apporter quelque chose.

Durant de nombreuses années, tu as eu le sentiment d’être un écrivain raté et regarde ce que tu as fait. A l’âge de soixante ans tu t’es libéré de ce sentiment, tu as publié plus de trente livres. Aujourd’hui, alors que tu as quatre-vingt-six ans tu es un écrivain avec un tel succès. Tout cela parce que tu crois en toi. Quel exemple tu es. Combien de personnes ne croient pas en ce qu’elles sont et cherchent une issue, incapables de voir que tout en elles est énergie vibrante depuis le premier jour! Tout est en nous!
Tu m’as parlé de ce qu’est vieillir comme de quelque chose de beau et grâce à toi j’apprécie chaque année qui passe sans crainte de la mort. Grâce à toi je sais que tout est possible dans la vie, n’importe quand.

Je vois l’amour dans tes yeux lorsque tu me regardes. Tu m’as aimé et tellement donné que je t’aime sans limites. Tu as crée l’être qui écrit en ce moment. Tu as crée l’amour que je te porte. Tu as parfaitement appliqué cette phrase que tu as écrite et qui s’est révélée si vraie : Ce que tu donnes, tu te le donnes à toi-même, ce que tu ne donnes pas, tu te l’ôtes à toi-même.

Merci de me donner cette vie.

Ton fils Adan qui t’aime. »


je sais que je sais


Une vidéo avec Laurent Lévy, "on sait toujours mais on n'ose pas"

"je ne sais pas"   ( tête )
"je sais que je sais" ( coeur )

Quand je dis "je ne sais pas",  j'ouvre la porte à "je sais que je sais". C'est bizarre hein ?
Cà ouvre au coeur qui sait. 
"Je sais pas", c'est très dynamique.
Cà va t'amener toute la connaissance...

C'est pas "ma volonté",
C'est "ta volonté"

Je veux que ma joie prenne la décision
Je ne veux pas que ma peur prenne la décision

Ce que tu sais n'a pas une forme spécifique, ne rentre pas à priori dans les "cadres" du monde. 

Prends contact avec ton moi profond et tout le reste te sera donné de surcroît.

Quand on fait le choix du moi profond, on fait le choix de ne plus vraiment avoir de choix à faire en surface.

Lorsque je me prend la tête avec des choix au niveau de la forme, je deviens oublieux de tout mon passé où j'ai écouté mon coeur. 
 




lundi 28 décembre 2015

care


Entretien avec Maria Sperring, permacultrice en France depuis 25 ans

Une douce - et ferme ! - introduction à la permaculture, une manière de jardiner dans toutes les activités de la vie

Comment vivre pour être heureux et en économisant les ressources planétaires ?

Observer les énergies autour de nous et prendre notre (juste) place

Importance du "care" dans tous les sens de ce mot anglais : attention, soin, respect, amour


merci Romain





dimanche 13 décembre 2015

l'interieur qui amene la solution


Interview de Christophe Allain, un "éveillé" sauvage qui raconte son expérience d'une quinzaine d'années
Une vision très riche

"je souffrais que les gens mentent mais le "code" ne ment pas"

"le problème est un film" donc il n'y a pas de problème, d'un certain point de vue

"c'est l'intérieur qui amène la solution"







samedi 12 décembre 2015

o devel


Un gospel manouche, 
O devel, "le seigneur reviendra bientôt"

l'extraordinaire Tcha Limberger, violon et voix,
Denis Chang, guitare et Paul Van Dyck, contrebasse,



jeudi 10 décembre 2015

chant autour d une table



je pense que c'est du chant géorgien
sublime
autour d'une table

trouvé sur facebook


საქართველო ლამაზო - ძალიან ლამაზი შესრულება
Posté par Newposts sur dimanche 6 décembre 2015

 

vendredi 10 juillet 2015

les parts qui veulent mourir


les parts qui disent : "je ne suis pas d'accord à la base"

les parts qui veulent mourir sont les parts les plus proches de la vraie vie

des zones avant les mots...




dimanche 5 juillet 2015

encuentros y despedidas


Eric, voix et Robin Morier, piano,
Répétition, Gentilly, le 1° Juillet 2015

Encuentros y despedidas
Rencontres et adieux






im in the mood for love


Eric, voix et Robin Morier, piano,
Répétition, Gentilly, le 1° Juillet 2015

Im in the mood for love






samedi 27 juin 2015

adieux à la scène


L'association RVM rencontres, voix, mouvement organise un concert Samedi prochain 4 Juillet à 19h à la Maison du Liban ( de la cité internationale universitaire de Paris )

Il s'agit d'un concert voix-piano où je serai accompagné au piano par l'excellent Robin Morier. Avec un répertoire mélangé de jazz et de mélodies latino-américaines.

Entrée libre


Pour venir :

Cité universitaire de Paris
station de RER B Cité universitaire
pour joindre la maison du Liban, entrez dans la cité universitaire par l'entrée principale
puis traversez le bâtiment principal de la cité universitaire
quand vous ressortez de l'autre côté, la maison du Liban se trouve derrière la grande pelouse en face, plutôt sur le côté gauche
si nécessaire, Eric 06 09 09 99 26


A écouter :









Renseignements : 
Eric Jaskolski
e.jaskolski@free.fr
06 09 09 99 26



 

misty


Eric, voix et Robin Morier, piano,
Répétition, Gentilly, le 24 Juin 2015

Misty






mardi 23 juin 2015

thank you for your generous trigger


La joie du changement

entretien d'Armelle Six avec Stéphane Colle






besame mucho


Eric, voix et Robin Morier, piano,
Répétition, Gentilly, le 18 Juin 2015

Besame mucho






smoke gets in your eyes


Eric, voix et Robin Morier, piano,
Répétition, Gentilly, le 18 Juin 2015

Smoke gets in your eyes






vendredi 19 juin 2015

alfonsina y el mar


Eric, voix et Robin Morier, piano,
Répétition, Gentilly, le 18 Juin 2015

Alfonsina y el mar






dimanche 14 juin 2015

des pleurs aux rires au chant


des pleurs aux rires au chant

magnifique entretien avec Mooji

Rien ne t'appartient et cependant tout est toi

Trouve ce qui est impérissable en toi et alors, tu auras bien utilisé ta vie. 



merci à Eric Delmas-Marsalet


samedi 13 juin 2015

foret dense belge


Jardin des fraternités ouvrières à Mouscron en Belgique 

1800 m2 d'arbres et de légumes, une forêt dense du Nord de l'Europe !


basin street blues


Eric, voix et Robin Morier, piano,
Répétition, Gentilly, le 3 Juin 2015

Basin street blues






mercredi 10 juin 2015

laisser la place

 
Laisser la place
un entretien de Douglas Harding avec Dominique Humbert pour la revue Terre du Ciel ( sur le blog de José Le Roy )


Vous avez fait une expérience très particulière dans l’Himalaya à trente-deux ans. Que s’est-il passé ?

Douglas Harding : Il est vraiment difficile de répondre à cette question parce que cela se passait il y a cinquante ans et que c’est essentiellement une expérience du présent, une de celles qui appartiennent à maintenant. Il n’y a pas de réfrigérateur ou de congélateur dans lesquels on puisse la conserver. Par conséquent il n’y a pas de souvenir de l’expérience : je me souviens très clairement de l’Himalaya, de l’Everest et de la région, mais en ce qui concerne l’expérience elle-même, il faut que je parte de ce que je vis maintenant et que je le reporte en arrière lorsque j’avais trente-deux ans. Et puis, je n’ai pas fait cette expérience pour la première fois dans l’Himalaya : il n’y a pas eu de première fois, cette vision a toujours été là, simplement je n’en étais pas vraiment conscient.

Pourquoi vous ?

Je crois que c’était la grâce de Dieu, ce n’était pas dû aux mérites de Douglas. A cette époque, j’avais énormément d’angoisse et en particulier une timidité maladive. La religion et la psychologie ne m’apportaient aucune réponse, la psychanalyse était trop chère. Je me suis dit : « Je suis coincé pour toute ma vie avec ma timidité maladive, alors je laisse tomber. » J’ai accepté le désastre qu’était Douglas et je me suis intéressé à ce que j’étais vraiment. Je me suis alors retrouvé libre pour voir que le monde est merveilleux. J’ai vu l’espace en moi et je me suis retrouvé sans tête. C’est ainsi que cela s’est passé.

C’était vraiment un changement complet ?

Oui, un changement total. Il n’y a pas de degré dans cette expérience.C‘est tout ou rien, c’est à 100% ou à 0% . Quelle est la différence, me direz-vous, entre la vision ordinaire qui est réellement une illusion et la vision sans tête, c’est-à-dire la vision centrée sur qui nous sommes vraiment ? C’est que l’on est conscient non seulement de la scène devant soi mais aussi de celui qui voit, ici au dedans. C’est un regard dans deux directions : en ce moment, je regarde en face de moi et je vois le visage de mon amie Dominique, mais je regarde en même temps en moi vers le dedans de façon continue; je vois - je ne ressens pas, je ne pense pas - je vois l’absence ici dedans de tout ce que je vois là en face de moi. Je vois des yeux là, je n’en vois pas ici, je vois un nez là, je n’en vois pas ici, je vois une bouche là, je n’en vois pas ici, etc... En fait, je n’analyse pas cela comme ça : je vois Ce- qui-est-donné, espace et vacuité, là où l’on m’avait dit que j’avais une tête.

Quelles en ont été les conséquences dans votre vie ?

Cette vision a d’abord été très intermittente, très occasionnelle. Ce n’est que lorsque j’eus décidé de lui consacrer ma vie qu’elle est devenue permanente. En fait, ce qui est extraordinaire, c’est que cela devint plutôt pire. Plus cette vision devenait continue, sans changement, plus je la prenais au sérieux, plus je vouais ma vie à qui je suis réellement, cet espace infini, cette conscience, et plus ce que j’étais - que je nomme le petit Douglas - devenait absurde, digne de pitié, égoïste, minable, irritable. Je ne pense pas que j’étais pire, je crois que je le voyais davantage. En même temps, je ne prenais plus ce personnage avec autant de sérieux mais plutôt avec tolérance et amusement, il était irréel, c’était une image. Mais, vous savez, ma vie n’est pas du tout faite de celà. Ma vie est dédiée à ceci, au-dedans, qui prend sur lui la souffrance du monde. La joie vient lorsque nous acceptons cette souffrance et la traversons jusqu'à rejoindre ce que nous sommes vraiment, cet espace vibrant, éveillé, merveilleux qui est paix, satisfaction et joie. Je ne sais pas ce qui se passe pour vous, mais moi quand je regarde au-dedans ici et que je trouve cette conscience JE SUIS, mon expérience est qu’elle n’a pas de commencement et pas de fin. Pour moi, il n’y a pas d’interruption entre le crépuscule et l’aube quand je dors. Vous pouvez me voir de l’extérieur et penser « Douglas est endormi », mais d’ici, de l’intérieur c’est complètement différent. Ce n’est pas surprenant car cette conscience est hors du temps. Lorsque je regarde en moi, ce que je trouve est une non-chose, c’est-à-dire, un espace vide pour accueillir les choses et là où il n’y a rien il ne peut pas y avoir de changement ; il n’y a pas non plus de temps car le temps est une façon de mesurer les changements.

Que reste-t-il des notions de bon et mauvais ?

Ce qui arrive pour moi c’est que rien ne souffre plus d’attraction ni de répulsion, rien ne réagit ni pour ni contre: je remarque que certaines choses sont attirantes, d’autres repoussantes, ce sont simplement des qualités qui appartiennent aux choses là-dehors. Nous nous imaginons que lorsque nous verrons qui nous sommes, nous trouverons que tout est absolument merveilleux. Ce n’est pas ce que j’expérimente. Voir qui vous sommes vraiment ne transforme pas les choses de ce monde en une sorte de soupe qui effacerait toutes les différences, au contraire, celles-ci sont mises en lumière. Voir, c’est apprécier le monde tel qu’il est, tout recevoir mais ne pas prétendre que tout est pareil. Ce sont ces différences qui sont merveilleuses et qui font le charme de ce monde : même la laideur est acceptable, mais c’est acceptable en tant que laid et non pas en tant que beau.

Quelle attitude adopter ?

Je vois la cruauté, je vois l’ignorance, je vois la stupidité et je donne ma vie pour les réduire par tous les moyens possibles. C’est pour cela que nous sommes là. Nous devons prendre la responsabilité de tout ce qui se passe : parce que tout vient d’ici en nous, au centre, nous ne pouvons pas nous séparer de la cruauté. Lorsque nous voyons qui nous sommes vraiment, il faut sortir dans le monde et faire notre possible pour y apporter plus d’amour, de bonté et de vérité par tous les moyens qui sont à notre disposition.
Pouvez-vous maintenant me permettre de dire une ou deux choses qui inviteraient vos lecteurs à aller vers eux-mêmes ? Voyez-vous, le danger serait que cet entretien ne concerne que l’expérience de Douglas. Ce n’est pas l’essentiel, ce qui est important c’est l’expérience du lecteur. Il faudrait lui demander de tourner son attention vers lui-même, vers celui qui est en train de lire l’article : vous regardez un magazine pour avoir une information sur ce qui est en vous, vous regardez à 50 cm de vous pour chercher une information sur ce qui est à 0 cm de vous. Vous cherchez ce qui, aux dires des sages, n’a pas de limite, ce qui est infini, immaculé, pur, vide et plein en même temps, ce qui est éveillé. C’est totalement évident si vous regardez au bon endroit qui est celui à partir duquel nous regardons habituellement - ce lieu ici où nous pensons que nous avons une tête - au bon moment qui est maintenant, dans un esprit juste qui est celui d’un enfant intelligent. Savoir quelque chose sur Douglas est un simple divertissement. Ce qui est sérieux, c’est de permettre au lecteur de saisir et c’est l’expérience qui le permet, pas simplement les mots.

Quelle expérience ?

Si le lecteur lit ces lignes imprimées, regardons ce quelle peuvent lui révéler : le lecteur est espace pour ces signes noirs sur le papier. Ils changent de ligne en ligne alors que le lecteur continue à être espace dans lequel ils apparaissent. Vous voyez ces marques à 50 cm de vous et celui qui les voit est ici à 0 cm de vous et il est l’espace dans lequel elle se trouvent.
Pour voir cela, il faut vraiment faire l’expérience que je vais proposer et ne pas se contenter d’en lire une description. Que le lecteur observe si, lorsqu’il lit ces lignes, il y a deux espaces correspondant à ses deux yeux ou s’il y a juste un seul espace sans aucune division. En d’autres termes, le lecteur regarde-t-il les lettres imprimées à partir d’une fenêtre ouverte ou de deux fenêtre ouvertes ? Si vous répondez une seule, vous avez saisi. Si vous êtes dans le doute, faites-ceci : tenez la revue d’une main et de l’autre pointez d’abord vers elle avec votre doigt. Ce qu’indique votre doigt, c’est un magazine, une chose. Maintenant, vous pouvez tourner votre doigt à 180° et pointer vers vous le lecteur ; ici, y-a-t-il une chose que désigne votre doigt, ou bien y-a-t-il un espace, vous le lecteur, ce que vous êtes vraiment, vraiment ? Vous êtes vide pour les lettres imprimées, les idées et la forme du magazine. Vous êtes espace, un espace sans limite, absolument clair. Comment pourriez-vous contenir ces lettres s’il y avait quelque chose en vous pour les écarter ? Comment pourriez-vous percevoir cette page imprimée s’il y avait en vous quoi que ce soit pour la maintenir à l’extérieur, autre chose qu’un espace vide pour l’accueillir ?
Je n’écris jamais un article sans proposer au lecteur d’expérimenter, ainsi ce qu’il lit est réellement sur lui-même. Douglas est accidentel, il est un instrument permettant au lecteur de pointer vers qui il est vraiment. Mon travail n’est jamais de demander aux personnes de me croire mais de tester ce que je dis, en renvoyant chacun à sa propre autorité qui est sa propre expérience d’être lui-même maintenant. Je peux dire qui je suis, je ne peux pas dire aux autres qui ils sont. Cela c’est à eux de le faire.

Cette expérience, vous en parlez comme de quelque chose de facile à faire. Est-ce à la portée de tous ?

Dans les ateliers chacun peut voir, pourvu qu’il fasse l’expérience avec attention et sincérité.
Bien sur, si l’on pense à autre chose, si l’on me regarde au lieu de regarder ou je le demande, on ne fait pas vraiment l’expérience. Chacun de ceux ou de celles qui font vraiment l’expérience la saisissent, c’est très facile et totalement évident. C’est la chose la plus évidente du monde, mais il y a une condition à remplir : il faut mettre de côté mémoire, pensées et croyances. Il s’agit simplement de regarder et de voir. Certaines personnes résistent : elles ont peur qu’il s’agisse d’une annihilation. C’est tout à fait ça : c’est la mort mais aussi la vie immédiatement après, la mort de la chose que nous imaginons en nous, et la résurrection. Par exemple, si j’ai Catherine en face de moi, la seule façon de la recevoir c’est de mourir en tant que Douglas et je ressuscite en tant que Catherine. De plus, comme on ne peut pas faire cette expérience de travers, chaque fois que je la partage avec quelqu’un, même si celui-ci la rejette, il a vu, fût-ce très brièvement. La graine est semée. C’est une semence de Dieu, et toutes les semences divines sont de bonnes semences, ce n’est pas comme les graines de pommier, de figuier ou de poirier, dont certaines sont bonnes et d’autres mauvaises. Toutes les semences de Dieu sont bonnes.

Et susceptibles de germer un jour ?

Oui.

Voir est-il suffisant pour comprendre la nécessité d’une pratique soutenue ?

Saisir l’expérience n’est pas assez, il faut la prendre au sérieux et pratiquer, c’est cela l’important. Il est très facile, très simple de voir, mais continuer à voir véritablement tout le temps qui nous sommes exige de s’y consacrer avec une réelle patience, de la persévérance et de l’énergie.

Comment pratiquer ?

La première chose que je peux faire est celle-ci : quand j’ai quelqu’un en face de moi, qui que ce soit, au travail, à la maison, n’importe où, lorsque j’ai un visage en face de moi, vais-je voir la vérité : nous ne sommes pas un visage en face l’un de l’autre mais visage là en face et espace ici en moi : je suis vide pour cette personne, je n’ai rien pour rejeter cet ami, la situation est espace à visage. Vais-je voir la vérité ? Il est important de s’en souvenir. Bien sûr, les relations aux autres deviendront plus faciles (surtout si j’étais timide, nerveux ou facilement irritable) et j’apprécierai beaucoup plus leur compagnie. Voici un autre rappel : dire la vérité lorsque je suis en voiture ou lorsque je marche : l’espace que je suis est non seulement vide, vaste et clair mais immobile, et c’est le paysage qui bouge. Tout le paysage bouge dans mon immobilité.
Je pense que ces rappels sont d’un grand secours au commencement, mais après un certain temps, il n’est plus nécessaire de pratiquer cela. On a juste acquis une nouvelle habitude : être centré, consciemment centré et ainsi demeurer dans le lieu que nous n’avons jamais quitté. Ce n’est pas être extraordinaire, c’est simplement être ce que nous sommes vraiment, être naturel. Certains y parviennent facilement, pour d’autres cela prend un peu de temps.
Nous sommes construits ouverts pour les autres et cette ouverture est infinie. Quand nous étions petits enfants, nous étions ouverts, nous n’avions pas eu l’idée de nous fermer pour maintenir les autres dehors. La condition humaine consiste à mettre quelque chose à l’intérieur de soi pour empêcher le monde extérieur de rentrer ; mais si vous regardez véritablement ici au dedans, vous ne trouverez rien, absolument rien qui puisse exclure le monde. Ce qui est merveilleux, c’est que, indépendamment de ce que nous ressentons, quels que soient nos sentiments, si horribles soient-ils, la vision de nous-mêmes en tant qu’espace, vacuité est toujours à notre disposition . Au milieu des problèmes du monde, au milieu de toutes les difficultés de la vie, la vision de notre clarté est toujours disponible et peut nous aider beaucoup. Je pense que la racine de tout ce qu’il y a de négatif dans le monde, c’est l’illusion : croire que je suis une chose, construite fermée et non pas ouverte ; alors je me mets à haïr et je suis avide. Mais si je me débarrasse de cette illusion que je suis construit pour rejeter, construit pour l’avidité, la haine et la peur, je commencerai à aimer.

Vous parlez un langage non religieux. Comment vous situez-vous par rapport aux religions ?

Mon approche est, en effet, une approche non religieuse et non psychologique. Cela lui donne l’avantage d’être simple. Elle rejoint pourtant ce qui fait le cœur de toutes les religions avec lesquelles je me sens en communion totale. Que disent-elles ? Ce que vous êtes réellement au contre, votre essence, la conscience qui engendre le monde, le Je Suis qui est au cœur de toutes choses, celui qui est plus moi-même que Douglas, qui est chez lui en moi, plus près de moi que tout autre, celui-ci est traditionnellement infini, immaculé, clair et vide pour tout le monde. Ainsi il est à la fois vide, totalement vide, infiniment clair et aussi totalement rempli de notre univers sans exception. Il est hors du temps, éternel, immobile, calme et éveillé. Lorsque je regarde en moi avec honnêteté, en abandonnant tout préjugé, ce que je trouve a exactement ces caractéristiques et je suis cela.
Toutes les grandes traditions religieuses nous disent qui nous sommes vraiment. Au centre de notre vie est la conscience unique d’où procèdent toutes choses et c’est notre véritable identité. La réponse à tous nos problèmes est de voir cela et de voir qui a le problème. Voyons-le et tout s’éclairera peu à peu. Tout ce que nous avons à faire, c’est de laisser la place."


et puis je rajoute une réponse à un commentaire de Philippe, Franck Terreaux :


Tu ne peux pas faire expérience de la conscience pure, en fait, tu as dû faire l'expérience d'un espace de vide pur, une sensation pure, un truc, un machin de mystique quoi ! C'est pas cà la conscience pure, ta vraie nature, la conscience pure n'est pas une expérience, ce n'est même pas quelque chose même de très très très subtil que tu peux voir ou sentir ou expérimenter.
La conscience pure est CELUI qui expérimente ou CELA qui expérimente ton machin que tu prends a tort pour la conscience pure. Attention : nuance entre celui qui voit et ce qui est vu. Peu importe ce que tu expérimente, cela n'est pas la conscience pure parce que la conscience pure n'est pas quelque chose d'expérimentable, si tu expérimente par exemple le vide ou la paix, cela veut dire que tu n'es pas le vide ou la paix mais que tu étais là pour voir et témoigner de la paix ou du vide. Croire ensuite que la paix ou le vide est l'éveil est une erreur, c'est juste une simple expérience passagère et qui bien souvent rend esclave même le chercheur sincère...
Dans le sommeil profond, la conscience pure est là qui voit l'absence de temps, d'espace et de choses, tu dis toi-même le matin qu'il n'y avait rien dans le sommeil profond, c'est que tu as vu l'absence de choses comme quand on éteint la lumiere, on ne voit rien mais on est là. La conscience pure ou absolue comme je l'appelle est donc au delà de l'espace-temps lui même...


J'ai quatre pieds, un ciel et pas de tête, est ce que c'est bien moi ? :
( photo Charles Cavanagh sur No-facebook ) 





vendredi 5 juin 2015

moon river


Eric, voix et Robin Morier, piano,
Répétition, Gentilly, le 3 Juin 2015

Moon river






samedi 30 mai 2015

le maitre et le disciple suite


Le maitre et le disciple suite...



Je fais allusion à un ancien post : le maitre et le disciple

Merci Ipapy


jeudi 28 mai 2015

como la cigarra


Eric, voix et Robin Morier, piano,
Répétition, Gentilly, le 3 Juin 2015

como la cigarra 
comme la cigale 






samedi 23 mai 2015

rebuild the forests


superbe et émouvant plaidoyer du photographe Sebastiao Salgado
pour la reconstruction des forêts :




Voir aussi : le film de Wim Wenders sur la vie de Salgado Le sel de la terre

la ferme familiale après reforestation

mercredi 20 mai 2015

être tourné vers le soleil


Un entretien très riche entre Francesca Piolo et Wolfgang Wackernagel
Une émission de la vie comme elle va de 2005

Autour de Maitre Eckhart, de sa divine consolation que Wolfgang Wackernagel a traduit en français et de Suso, un des disciples de Maitre Eckhart 

Dans consolation, il y a être tourné vers le soleil

 

Vois comme les prés sont verts !




une autre vision du potager



Entretien très intéressant de Thierry Casasnovas avec Eric Escoffier, permaculteur

Une alternative à la conception habituelle du potager  :



En particulier, la vision "dominante" du potager implique une grosse quantité de travail, beaucoup d'arrosage et de récolter 100 % du capital chaque année ( ce qu'aucun banquier raisonnable ne ferait et ce qui implique que de l'énergie soit apportée de l'extérieur ... ).

La vision de la permaculture propose peu de travail ( mais un travail assez "pointu", nécessitant un apprentissage préalable ), peu d'arrosage et de laisser la nature faire, en laissant toujours en place une présence végétale et aussi un "couvert" d'arbres, d'arbrisseaux et de haies.



jeudi 14 mai 2015

insieme ma a tempo


Emouvant moment à l'opéra de Rome en Mars 2011 où le chef d'orchestre Riccardo Muti dans une brève intervention défend la culture italienne puis propose que la salle reprenne l'air va pensiero de Giuseppe Verdi qui a été un temps l'hymne national italien

Insieme ma a tempo !
Ensemble mais au tempo !







dimanche 10 mai 2015

retourné comme un gant


Evocation du yoga de Shiva tel que le présente David Dubois. Magnifique méditation publiée sur son blog


Les yeux grands ouverts
Comme une maison portes et fenêtres grandes ouvertes
S'ouvrir jusqu'à ce que l'intérieur se retourne
Comme un gant
Le mental - ce voleur -
N'a plus rien à dérober !
Vide au dedans
Vide au dehors
Comme une bulle dans l'espace
Bouche bée
Cellules écloses
Une par une
Le corps comme une fleur épanouie
La poitrine fraîche
Comme une pastille de menthe
Sans visage
Bouche ouverte
Mâchoire flottante
Une seule sensation de bâillement
Le regard s'ouvre à 360°
Comme retirer sa capuche
Comme une brume se dissipe
Les mains en dilatation 
Les bras gonflent doucement
Chaque fibre s'écarte des autres
L'espace s'insinue
Jusque dans les épaules
Les omoplates comme des ailes
Le corps entier comme un lotus qui s'ouvre
Il n'y a plus que vision
Un seul œil
Saisi par la Présence tout se lâche
Instant après instant
Un silence intense
Absolue immobilité
Nonchalance pleine d'ardeur
La tête légèrement aspirée vers le haut
Le bas du corps coule dans le sol
Les mains déposées comme des nuées sur la montagne
La bouche happe l'espace
Espace qui descend jusque dans les tripes
Transparence
Immensité



Je suis une fenêtre sans cadre
L'extérieur coule à l'intérieur
L'intérieur se déverse à l'extérieur
Comme l'espace versé dans l'espace
Nulle séparation
Aucune confusion
Intérieur extérieur plus uns que le ciel
De l'eau versée dans de l'eau
Sans effort
La méditation comme un fleuve
Le corps comme une coupe de champagne
Les bulles éveillent l'espace
Comme des cailloux sur une eau calme
Chaque mouvement d'énergie
Comme un choc de conscience
Stupéfaction
A l'infini
A l'infini
A l'infini

Telle est la méditation de Shiva
Le yoga qui fait fondre le mental
"Si vous appliquez ces points en vain,
Alors moi, Shiva, j'ai menti"
Telle est la promesse de la Source

Quand
En plus

Le soleil radieux du Cœur
Brille au centre
Tel une braise à la suave brûlure
Alors c'est l'union royale
du Dieu et de la Déesse

Iti

Deux précisions : 
- j'ai fait de menues modifications du texte original, j'espère qu'Iti, l'auteur ne m'en tiendra pas rigueur.. 
- Iti est un terme sanskrit que David Dubois décrit ainsi : sorte de guillemets en sanskrit, Iti rien, Iti personne, pas de masque

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