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samedi 30 janvier 2016

solutions locales pour un désordre global


Si vous ne l'avez pas encore vu le film de Coline Serreau solutions locales pour un désordre global de l'année 2010 est visible sur Youtube, 

mieux vaut l'acheter en DVD ou emprunter le DVD mais bon...

Le désordre est toujours là, global. Les solutions sont aussi là, locales !!

La découverte de ce film a été un choc pour moi à l'époque : 
et oui, on pouvait faire quelque chose, 
l'impuissance n'était pas la seule issue...

enfin voilà, le film est toujours d'actualité.. :









vendredi 11 février 2011

transition, une lueur d'espoir


Un livre qu'il faut absolument lire.
Dans la continuité du film de Coline Serreau, "solutions locales pour un désordre global".
Pour moi, même choc que devant le film.

Traduction adaptée du livre de l'anglais Rob Hopkins. Ce livre donne des pistes pour mettre en oeuvre une transition collective vers une société moins énergivore, plus localisée, plus juste.
En résumé pour une société qui soit tout simplement viable devant les immenses défis de la raréfaction des ressources pétrolières de la planète et du dérèglement climatique.

Un livre très pratique qui donne une lueur d'espoir ( et plus qu'une lueur )
Certainement critiquable mais une mine d'idées et d'énergie.

Le livre est maintenant disponible chez tous les librairies ( il était initialement distribué par la revue "silence" )

Voici un extrait du livre :


Le site des villes en transition : villes en transition


dimanche 16 janvier 2011

si je ne le fais moi, qui le fera ?


J'ai été frappé par la couverture des Inrockuptibles de ce mois-ci. L'interrogation sur le fait de manger de la viande vient sur le devant de la scène ( médiatique ). C'est dans l'air du temps, car au début de cette année, j'ai décidé de limiter ma consommation de viande ( disons en me contentant d'en manger une fois par semaine ) et je crois ne pas être le seul...
Petit geste, si je ne le fais pas moi, qui le fera ?

Ma motivation est (géo-)politique. Manger de la viande tue ( au moins ) de deux manières : la première de manière "évidente" ( évidence bien peu interrogée ) au travers de l'abattage des animaux et c'est à l'occasion du livre "Faut-il manger de la viande ?" de l'écrivain américain Jonathan Safran Foer que les Inrocks publient cette couverture. La deuxième manière de tuer, plus retorse c'est par le biais des immenses superficies de céréales et de soja qui sont consacrées à la nourriture des bétails des pays occidentaux au détriment de l'alimentation des peuples des pays du Sud qui sont de plus en plus dans la détresse du point de vue alimentaire.
De plus, la manière dont les animaux sont élevés, à plus de 90% industrielle et "violente", induit une utilisation massive de médicaments en particulier d'antibiotiques dont l'abus a et aura de plus en plus de conséquence sur la santé humaine.

Pourquoi ne voulons-nous pas voir cette situation et pourquoi avons-nous tant de mal à nous engager contre cette situation que la plupart d'entre nous trouvons inacceptable quand nous avons les éléments de la réflexion entre nos mains ?

mercredi 24 novembre 2010

solutions locales pour un désordre global, suite


Plus d'excuses si vous n'avez pas encore vu le film de Coline Serreau ! Le Dvd est sorti depuis le 2 Novembre.

Vous pouvez le commander par exemple à la Fn...
euh non !... dans une librairie, par exemple à la librairie Eklektic, excellente librairie en ligne, associée à librairie Cadence dans le vieux Lyon
le lien est le suivant :  http://www.eklectic-librairie.com/



dimanche 29 août 2010

roue libre

Peut-être avez-vous entendu parler de cette méthode pour économiser le carburant qui consiste à mettre régulièrement sa voiture en roue libre surtout dans les descentes. On peut dit-on économiser 10% ou même 20% de son carburant ainsi. C'est une expérience intéressante de l'essayer. Nous sommes plutôt dans une descente puis nous passons au point mort, un silence se fait, le moteur n'est plus en prise avec les roues, nous avons le sentiment de perdre le contrôle de la voiture mais le véhicule continue sa route sans bruit. Suivant la pente de la route, la voiture va décélérer  tout de suite ou d'abord accélérer puis perdre de la vitesse petit à petit. Nous devons ensuite réenclencher une vitesse pour relancer la voiture, utilisant la démultiplication qui correspond à la vitesse acquise.

Il y a là il me semble dans cette méthode une jolie métaphore de la prise de conscience individuelle et aussi une métaphore de la décroissance ( au sens écologique )

D'abord, c'est interdit. Pourquoi est-ce interdit ? Parce qu'à grande vitesse, le véhicule peut devenir incontrôlable ? Parce que la rétrogradation du point mort à la vitesse de réembrayage peut casser le moteur si elle n'est pas faite avec suffisamment d'attention ? Et pourquoi pas, parce que cela ferait perdre de l'argent aux compagnies pétrolières...!

Le passage au point mort correspond au moment exact de la prise de conscience, où l'on s'extrait de l'habitude de conduite "normale", on accepte de perdre le contrôle, on passe par une petite "mort", un grand silence se fait (silence de l'ego, silence des pensées ou silence du marché, silence de la publicité, silence de la consommation..!)

Une attention soutenue est nécessaire pendant tout le processus. D'abord, évaluer le bon moment pour passer au point mort ( après une petite accélération !! ). Puis évaluer le bon moment pour réembrayer ( avec la bonne vitesse !! ) . Si cette attention n'est pas suffisante, il y a danger, danger de ne pas contrôler le véhicule ( dans un virage, plus de frein moteur !! ) ou de casser le moteur ( en réembrayant n'importe comment !! )

On voit les autres véhicules au devant tailler la route, ils semblent en avance sur nous mais il se pourrait bien que ce soit le contraire, que ce soit nous qui soyons en avance...

solutions locales pour un désordre global



Si vous n'avez pas encore vu le film de Coline Serreau : "solutions locales pour un désordre global", essayez d'aller le voir ( dans les quelques salles dans lesquelles il se donnent encore !! ). Il faut absolument aller le voir !
Il faut aussi absolument le faire voir, particulièrement par les jeunes.
Le dvd est prévu pour Novembre ou Décembre 2010.

Le film traite des alternatives à l'agriculture industrielle, Coline Serreau a parcouru le monde pour interviewer des acteurs significatifs de cette lutte contre l'agriculture industrielle, acteurs qui proposent des alternatives crédibles, développées à petite échelle ( ou à échelle moyenne comme le montre cette entreprise d'agriculture biologique de 2000 hectares en Ukraine ) mais qui seraient développables à grande échelle ( Fait qui est maintenant reconnu par des organismes internationaux très officiels comme la FAO )
Le film est plutôt optimiste même s'il fait aussi prendre conscience de l'ampleur de la tâche à effectuer.

Le livre est sorti depuis longtemps, il reprend les arguments et les interlocuteurs du film avec un peu plus d'approfondissement. La lecture nécessite plus d'efforts que le film mais peut le remplacer pour ceux qui sont prêts à faire cet effort.

Un des effets étranges de ce film est qu'il m'a donné envie de me mettre à cultiver la terre ( alors que cette activité est à priori très éloignée de moi) ! Spécialement, le passage du film où le microbiologiste du sol Claude Bourguignon ( tellement drôle mais avec un humour assez noir ! ) , nous montre la "bonne terre"qui se présente dans ses mains comme du "couscous" alors que la terre industrielle paraît déjà morte rien qu'à la voir. Morte car sans vie biologique, elle se présente en effet par plaques , dure comme du béton !
La terre comme du couscous :



Autre choc du film, on découvre que la France est devenue dépendante à 80% de l'étranger pour sa consommation agricole, les enseignes de la grandes distribution préférant faire venir de loin de nombreux produits et les bêtes en élevage industriel se nourrissant de produits venant des quatre coins de la planète. Or la France est un pays qui typiquement pourrait être autosuffisant pour l'alimentation de sa population et qui l'était à 100% il n'y a pas si longtemps, c'est à dire jusqu'aux années 60. De ce point de vue, "le retour en arrière " n'est pas si lointain que ce qu'on entend dire par les détracteurs de la pensée de la décroissance. Il ne s'agit pas de revenir au "Moyen Âge" comme on entend souvent mais de revenir aux années 60 ( j'entends de ce point de vue de l'autosuffisance alimentaire... )
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