Entretien très intéressant de Thierry Casasnovas avec Eric Escoffier, permaculteur Une alternative à la conception habituelle du potager :
En particulier, la vision "dominante" du potager implique une grosse quantité de travail, beaucoup d'arrosage et de récolter 100 % du capital chaque année ( ce qu'aucun banquier raisonnable ne ferait et ce qui implique que de l'énergie soit apportée de l'extérieur ... ).
La vision de la permaculture propose peu de travail ( mais un travail assez "pointu", nécessitant un apprentissage préalable ), peu d'arrosage et de laisser la nature faire, en laissant toujours en place une présence végétale et aussi un "couvert" d'arbres, d'arbrisseaux et de haies.
La suite de la conférence de Claude Bourguignon, épisode 2 Comment ( naturellement ) en forêt un équilibre s'établit entre l'écoulement de l'eau "sur place" ( sans écoulement horizontal et donc sans érosion ) et la remontée des éléments minéraux ( les engrais naturels : phosphates, nitrates, magnésium ... ) vers le sol. Un équilibre mettant en jeu notamment l'arbre, le "grand gestionnaire de l'eau" et les vers de terre qui remontent les élements minéraux à la surface ( de 100 à 1000 tonnes déplacées par an et par hectare ! ) et comment le labour "profond" des terres détruit cet équilibre millénaire merveilleux mais fragile. en tout cas extraordinairement fragilisé par l'homme.
C'est émouvant de voir ces hommes parmi les derniers à entrer en contact avec la "civilisation"
et ils nous apparaissent sur ces images comme de petits hommes rouges, plutôt venus du futur
comme sortis d'un film de science-fiction.
Ils nous rappellent à nous-même, hommes pétris d'argile