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jeudi 2 avril 2015

avoir confiance


Article trouvé sur Facebook ( Antideprime.com ) que je cite tel quel :

Isabelle Filliozat a consacré un livre à la manière de guérir de ce mal qui touche nombre d’entre nous parfois depuis notre enfance : le manque de confiance en soi.

En tant que parents, nous avons un rôle essentiel à jouer pour offrir les meilleures conditions d’épanouissement  à nos enfants. Cela passe notamment par une communication positive et bienveillante et l’emploi de mots-clés qui favorisent cette confiance et ce respect.

Je les partage avec vous aujourd’hui. Utilisez-les en gardant à l’esprit que le message portera ses fruits uniquement si vous accompagnez les paroles de preuves d’amour inconditionnel (gestes, attention) et si vous appliquez à vous-même ces principes ne serait-ce que pour guérir votre propre enfant intérieur.


L’instauration de la confiance de base

« Je t’aime. »

« Tu existes pour moi, tu es important pour moi. »

« Tu es le bienvenu. »

« Je te regarde. »

« Je te respecte. »

L’affirmation de soi

« Tu as le droit d’être différent. »

« Tu as le droit d’avoir un goût personnel. »

« Tu as le droit d’être en colère. »

« Tu as le droit d’avoir des désirs et des envies. »

« Tu as le droit d’avoir tes propres idées. »

« Tu as le droit de ne pas penser comme tout le monde. »

« Tu es toi et je suis moi. »

La confiance en ses compétences

« Tu es capable. »

« Tu peux le faire. »

« Tu as les ressources en toi pour réussir. »

« Tu as le droit d’échouer. »

« Il est important de se tromper pour apprendre. »

« Plus tu t’exerceras, plus tu seras compétent. »

« Tu as le droit de ne pas être parfait. »

« Tu as le droit de faire des erreurs. »

« Tu as le droit d’échouer et de te relever. C’est ainsi que tu as appris à marcher. »

La confiance relationnelle

« Tu peux aller vers les autres. »

« Tout le monde partage les mêmes émotions et les mêmes besoins. »

« Tu as droit à ta place. »

« Tu es utile par ta simple présence. »

« Tu as autant de valeur que les autres. Toute vie humaine a une valeur. »

« Tu participes à l’humanité. »

« Tu as le droit de demander, de donner, de recevoir, de refuser. »

Photo Viviane Maier


vendredi 14 novembre 2014

quand la girafe danse avec le chacal


Si vous voulez découvrir la communication non-violente (la CNV), ou si vous vous intéressez à la CNV, je vous conseille le livre suivant :


Quand le girafe danse avec le chacal, livre de Serena Rust, aux éditions Jouvence

Il me semble moins austère que le classique Les mots ne sont pas des murs, ils sont des fenêtres du créateur de la CNV l'américain Marshall Rosenberg.


Accompagné par les illustrations de Stefan Stutz, ce livre est très concret, direct, ludique et drôle.

En CNV, le chacal représente en nous celui (ou celle) qui s'exprime par des jugements, soit des jugements sur les autres, soit des jugements sur nous-mêmes et ces jugements sont le ferment d'une communication que nous ressentons comme violente, que ce soit la communication avec l'autre ou la communication avec nous-même.

La girafe, elle représente celle (ou celui) en nous qui est à l'écoute de ses sentiments et de ses besoins.
Cette écoute permet une communication plus apaisée et plus fluide avec l'autre et avec nous-mêmes

Les lunettes girafe :



Et le chacal qui ouvre une oreille girafe :





vendredi 29 novembre 2013

l'imprévu est certain de se produire


une phrase de Nisargadatta Mahraj, ce génie poète :

L'imprévu est certain de se produire, 
tandis que ce qui est attendu pourrait bien ne jamais arriver 

j'ai trouvé cette phrase belle ( et malicieuse ) en exergue de la préface de l'éditeur du beau livre de Dominica H., Perles de conscience, à la rencontre d'êtres remarquables :



les éditions Aluna et le dossier de presse du livre : ici

le site de Dominica Herbin : ici


lundi 30 septembre 2013

attachement


We don't attach to people or to things, 
we attach to uninvestigated concepts 
that we believe to be true in the moment 

Nous ne nous attachons pas à des personnes ou à des êtres 
Nous nous attachons à des concepts que nous tenons pour vrai sur le moment 
mais que nous n'avons pas suffisamment mis en question


  

Byron Katie  propose un remarquable outil d'investigation psychologique
( mais aussi d'investigation cognitive et non-psychologique ! ) qu'elle appelle The work ( en français, Le Travail )

Cet outil permet de remettre en question nos concepts qui nous enferment et nous rendent malheureux.

Très bon livre ( mais à pratiquer ! ) : Aimer ce qui est ( traduit de l'américain Loving what is )
Lecture propice en période de crise ou de dépression





lundi 5 août 2013

noyau psychotique et ennéagramme


Est paru il y a peu de temps une traduction en français d'un classique de l'énnéagramme
Il s'agit de ennégramme, caractère et névroses, de Claudio Naranjo
avec une très bonne traduction

Un livre érudit mais indispensable pour qui veut approfondir sa connaissance de l'ennéagramme
et qui est passionant à lire

Claudio Naranjo psychiatre chilien est une des grandes figures de la Gestalt-thérapie.
Elève de Fritz Perls il est un des créateurs de l'ennéagramme moderne ( ou même le créateur de l'énnéagramme moderne ) qu'il a appris du mystérieux ( et également chilien ) Oscar Ichazo.
Né en 1932, il est encore vivant et actif.
Dans ce livre, il a compilé la littérature psychiatrique en cherchant à y retrouver la caractérisation des 9 types.
Pour chaque type ( chaque chapitre du livre ), il décrit les mécanismes psychopathologiques qui sont à l'oeuvre.
En réalité, cet aspect ne concerne pas uniquement les pathologies graves mais aussi chacun d'entre nous.
Nous reconnaissons bien dans le livre des éléments pour caractériser notre noyau psychotique
et ce n'est pas toujours agréable, tous les types sont horribles !

Par exemple, j'ai noté pour le type 5 ( l'observateur ) :

la non-vie : le retrait à la fois permet de ne pas vivre et empêche de vivre ou encore l'insensibilité apparente à l'extérieur corrélative à une hypersensibilité dans le vécu intérieur et aussi la volonté de ne dépendre de personne

Certainement que Claudio Naranjo est un auteur intéressant à lire sur d'autres sujets, mais il n'est pratiquement pas traduit en français.
mis à part guérir la civilisation
 



commander le livre sur Amazon

merci Kai




dimanche 23 décembre 2012

un drogué des fleurs


Un entretien avec Christian Bobin ( les racines du ciel, Frédéric Lenoir et Leili Anvar )
avec un  filigrane son dernier livre l'homme joie


on peut être poussière et avoir cette absence de soucis, cette nonchalance
( de la feuille morte roulée par le vent )

la mélancolie a une douceur très persuasive
elle a sans doute une très bonne saveur, dans un premier temps

dans l'enfance,
j'étais un enfant assez sage, derrière la vitre
j'acceptais qu'il ne se passe rien
attendre sans attente
une attente presque désabusée, une attente creuse
presque l'état d'un enfant abandonné

imaginez quelqu'un qui vient vers vous avec confiance 
et avec une sorte de joie
les enfants, ils savent faire çà,
imaginez que ce soit un adulte, 
car après tout c'est possible

la poésie, elle défie la mort de venir et de prendre ce qui importe

ce qui était refusé au départ peut être donné après
pour certains, le premier matin viendra après beaucoup de nuits
vous avez raison, il faut que les choses soient données
j'aimerais que mes livres donnent ce qu'on m'a donné

vivre çà suffit
cette leçon peut vous être donnée à tout moment

l'apanage du désordre de la vie
le grand désordre des filiations
la vie dément toutes nos constructions
c'est assez dur, c'est assez drôle

pour enflammer, il faut être froid
je parle là de l'écriture

ce qui continue à s'entendre même quand il n'y a plus que le silence

les fleurs, des propositions faites au néant
la réponse éteint le feu de la question

le monde tombe à une lenteur incroyable

un nomadisme de l'âme

au tout moment..






merci space

samedi 24 novembre 2012

ennéagramme documents


Voici quelques documents et informations concernant l'ennéagramme, cette typologie psychologique en 9 types que je trouve particulièrement éclairante ( et amusante.. )  :

un petit mémo très informel fait par Patrica Schultz et moi-même :




Un article de la revue Synodies par Béatrice Lateur très bien fait et qui donne beaucoup en quelques pages :



Pour terminer, une courte bibliographie ( pour commencer ! ) :

    René de Lassus, l'ennéagramme, les 9 types de personnalités, éditions Marabout, 1997
( édition de poche, peu onéreux et très bien fait )

    Helen Palmer, l'ennéagramme, éditions Vivez Soleil, 1995
( la grande prêtresse de l'ennéagramme aux Etats-Unis, je n'aime pas beaucoup les traductions mais incontournable )

    Fabien et Patricia Chabreuil, le grand livre de l'ennéagramme, éditions Eyrolles, 2009
( une référence en France, synthétique )

et :

   le forum de Fabien et Patricia Chabreuil ( avec des rubriques pour chaque type !! )

   autres articles du blog sur l'énnéagramme


samedi 6 octobre 2012

libre


en dernière page du livre de dialogues avec Mooji paru récemment, Dialogues avec Mooji, le souffle de l'absolu aux éditions Almora :



Ne rappelle pas au monde 
qu'il est limité ou souffrant

Rappelle au monde 

qu'il est beau et libre





samedi 29 septembre 2012

défense de l'intuition intellectuelle


Un très joli livre que ce saut dans le vide, de la philosophie à la mystique de José Le Roy.

Très élégant, avec des "articles" de quelques pages, illustrant la présence de l'intuition mystique chez les philosophes et les écrivains. Parcours très varié et percutant.
Je vous donne ici un extrait d'un des articles intitulé la vraie philosophie et l'éveil. Il défend la philosophie comme approche de l'éveil contre la pratique du doute permanent et le scepticisme généralisé.
NB : c'est moi qui est mis en gras certaines parties du texte.


La vraie philosophie et l’éveil

[ Un article] contre la notion de philosophie comme problématisation de notions. La tendance actuelle pour défendre la philosophie dans les lycées : « La philosophie n’est pas un savoir comme les autres, elle n’est pas un savoir mais une pratique de l’interrogation ». Par exemple, Raphaël Enthoven : « L’utilité première de la philosophie, c’est de répondre à une question par une autre question. » Pratiquement aucun philosophe ne souscrirait à un tel programme ! (..)

Seul le scepticisme pourrait souscrire à une telle définition de la philosophie. Les philosophes ne se contentent pas de poser des questions : ils donnent des réponses.  [ Il cite Fichte ( p295 ) ] : « Il est commode de couvrir du nom ronflant de scepticisme le manque d’intelligence. Il est agréable de faire passer aux yeux des hommes ce manque d’intelligence qui nous a empêché de saisir la vérité pour une pénétration merveilleuse d’esprit, qui nous révèle des motifs de doute inconnus et inaccessibles au reste des hommes. » [ En note de bas de page, il donne un éclairage de Luc Ferry : ] « La classe de philosophie a été crée par Napoléon en 1806 dans une perspective très précise ; il s’agit en vérité non pas de cours de philosophie mais d’instruction civique pour permettre aux jeunes gens de devenir des citoyens (..) ëtre capable de réfléchir, c’est à dire avoir un esprit critique, argumenter et comparer (..) Cette activité d’esprit critique n’a strictement aucun rapport avec la philosophie [ esprit critique très utile certes, y compris au sein de la philosophie ] (..) Le « job » de la philosophie consiste à répondre à la question de la « vie bonne ». philosophia en grec, l’amour de la sagesse. La sagesse, c’est la victoire sur les peurs qui nous empêche de bien vivre. »

Et Frithof Schuon : « L’amour de la sagesse est la science de tous les principes fondamentaux : cette science opère avec l’intuition qui « perçoit » et non avec la seule raison qui « conclut » (..) l’essence de la philosophie est la certitude ; pour les modernes au contraire, l’essence de la philosophie est le doute.(..) La solution du problème de la connaissance – si problème il y a - ne saurait être ce suicide intellectuel qui est la promotion du doute ; c’est au contraire le recours à une source de certitude qui transcende le mécanisme mental, et cette source – la seule qui soit - est le pur Intellect ou l’Intelligence en soi.»

Ainsi Schuon montre que la philosophie moderne, parce qu’elle ne connaît plus l’intuition intellectuelle et se limite à la raison discursive ne peut plus découvrir aucune certitude ni vérité et fait ainsi du doute l’essence de la philosophie.

[ p 298 ] La philosophie n’est pas seulement un art de disserter et de créer des systèmes mais un véritable chemin d’éveil, un chemin de vision.

Cette distinction entre le philosophe et le philodoxe ( celui qui n’est que dialecticien ) est très clairement établie par Al Suhrawardi ( 1150-1191 ) philosophe et mystique perse musulman. Il classe les philosophes selon qu’ils pratiquent seulement la recherche dialectique, qu’ils sont dans l’expérience mystique pure, ou qu’ils rassemblent les deux et sont [ selon lui ] les hommes «parfaits»

Redonner son statut à la philosophie, à la certitude intellectuelle, à l’intuition intellectuelle « qui transcende le mécanisme mental », c’est une des tâches que s’est donné José Le Roy ( prolongeant Douglas Harding ) et qu’il mène à bien magnifiquement dans ce livre.

dimanche 9 septembre 2012

le vide : un "je ne sais pas" ?




Je vous mets dans cet article un extrait du livre de Jean Bouchart d'Orval,  Reflets de la splendeur, le shivaisme tantrique du Cachemire. Ce livre fait une présentation du sivaisme du Cachemire, un courant de la pensée indienne tout à fait remarquable, représenté entre autres par le grand penseur Abhinavagupta ( Xème siècle ). Cette métaphysique et cet art de vivre très riches ne sont pratiquement pas connus en Occident, ni d'ailleurs en Inde. 
Le livre est assez érudit mais néanmoins très abordable pour une personne intéressée par le sujet. Cet extrait que je vous cite traite du vide ( ou des vides ? ), je le trouve particulièrement éclairant et il permet aussi il me semble d'entrevoir la subtilité extraordinaire de cette pensée. 
Certains concepts sont donnés avec leur nom en sanskrit. La Splendeur désigne le divin ( ou la Conscience ). Le système Krama est un courant du sivaïsme du Cachemire. C'est moi qui ai mis certains passages en caractère gras.

(p176)
L’état de veille tel que nous le vivons manque de clarté. La voie de retour vers la liberté-spontanéité de la Splendeur prend la forme d’un discernement, d’une clarté directe et puissante. Un discernement total et fulgurant n’est pas impossible pour tout être humain doté d’un système nerveux en bon état, mais cela demeure tout à fait exceptionnel. Chez la plupart, le discernement surgira plusieurs fois, à plusieurs niveaux, en des prises de conscience de plus en plus englobantes remontant en sens inverse le chemin de la manifestation. On comprendra que pour l’être qui voyait à tort des objets séparés, la réalisation qu’il n’en est rien prend d’abord la forme d’un retrait, d’un vide. Il en va de même quand se dissout l’illusion d’une connaissance séparée puis plus tard, d’un sujet conscient. Chaque fois qu’on réalise que ce qu’on croyait bien réel ne l’est pas, un vide apparaît. Mais chaque fois, il s’avère que cette impression de vide était temporaire et non fondamentale. Comprendre ce mécanisme et bien saisir ce que veut dire le vide est la clé de la démarche proposée par le système Krama qu’on appelle la ronde des Kalis.
Le vide et la fonte des résidus
Pour les maîtres du shivaisme non duel du Cachemire le vide est toujours relatif. Abhinavagupta répugne à parler du vide et préfère toujours mettre l’accent sur la Conscience. Cela se comprend aisément, car le vide absolu n’existe pas. Peut-on dire que le vide existe s’il n’est pas connu ou reconnu ? Et s’il l’est, alors ce ne peut être le vide absolu, puisqu’il y a une Lumière consciente pour le connaître. Le Krama accepte la notion de vide, mais uniquement comme instrument pédagogique. Le vide apparaît au moment où nous réalisons la nature discontinue d’un monde que nous nous plaisions depuis toujours à imaginer continu. Il y a donc autant de niveaux de vide qu’il existe de niveau de croyance en ceci ou cela : monde objectif, monde notionnel et monde du sujet conscient.
La Lumière consciente ( La splendeur ou Siva ) est plénitude indifférenciée. Dans sa toute-puissante liberté elle se révèle en se niant – c’est à dire en se voilant elle-même – en tant que lumière indifférenciée. On appelle énergie d’illusion ( mayasakti ) ce pouvoir de recouvrement du soi qui suscite la diversité à l’intérieur de l’Unique. Mais cela est possible parce que la Lumière consciente n’est pas « quelque chose » en soi, parce qu’il n’y a tout simplement pas de choses. Ce vide absolu de choses et de catégories ( sunyatisunya, « le vide par dessus tout vide » ) permet la manifestation du monde qui demeure toujours une parfaite intériorité ( le Ein Sof de la Kabbale hébraïque )
(p177)
Mais le vide absolu est plus que l’absence de « choses » extérieures : il est dynamique.(..) La multiplicité du monde, en somme, est le signe même de la non-dualité, elle est sa conséquence, sa mise en œuvre, son déploiement. L’Incomparable se retire en tant qu’Incomparable, engendrant un vide fertile où fleurit le monde. Ce vide de choses joue un grand rôle dans la manifestation et il est tout aussi important dans le chemin de retour, celui de la libération de l’être humain.
Le vide est relatif, disions nous : il survient lorsque l’image qu’on se faisait de la réalité s’effondre. Comme la mémoire ne peut trouver dans ses fichiers aucun objet correspondant à ce retrait, les mots « rien » ou « vide » ( sunya ) sont utilisés. On peut en rester là : après avoir nommé cet état, on peut s’en déclarer satisfait. C’est ce que nous faisons la plupart du temps : emprunter le chemin battu et rebattu de l’affaissement de l’attention. Vide est le mot de la mémoire pour dire : « je ne sais pas ». Ce vide se présente à nous sans arrêt : à la fin d’une expérience agréable, à la fin d’une relation, à la perspective de la mort, quand une pensée nous quitte ou quand on délaisse un objet perçu. Bien que le vide s’offre à nous à chaque instant, la plupart du temps nous laissons passer l’occasion et nous nous ruons vers le prochain objet, la prochaine pensée ou le prochain projet pour meubler le vide qui menace de se creuser davantage si on s’y attarde.

Jean Bouchart d'Orval

vendredi 13 juillet 2012

commencer par ne faire à peu près rien


La méditation ne consiste pas à essayer d'atteindre l'extase, la félicité spirituelle ou la tranquillité, ni à tenter de s'améliorer.
Elle consiste simplement à créer un espace où il est possible de déployer et défaire nos jeux névrotiques, nos auto-illusions, nos peurs et nos espoirs cachés.
Nous produisons cet espace par le simple recours à la discipline consistant à ne rien faire.  
A vrai dire, il est très difficile de ne rien faire.  
Il nous faut commencer par ne faire à peu près rien, et notre pratique se développera graduellement.

Chögyam Trungpa, dans le mythe de la liberté, excellent livre,
excellente introduction à la méditation par un maître tibétain qui a été un pionnier dans les relations avec l'Occident et un grand esprit poète
 
cité par space


dimanche 13 mai 2012

being me


Neale Donald Walsch est connu pour avoir écrit conversations avec Dieu un livre qui a connu un large succès planétaire

Il est ici interviewé par Eckhart Tolle ( sur Eckhart Tolle TV )
Je le trouve haut en couleurs et très drôle,
J'aime bien aussi la présence d'Eckhart Tolle complice et discret
désolé pour ceux qui ne sont pas anglophones...





Il raconte comment il en vient à poser à Dieu cette question :
"Why all that stuff" en gros : "Pourquoi toute cette m.. ?"
et Dieu lui répond : "Being me"

en français, c'est moins tonique mais bon il faut bien traduire : "pour que tu sois moi"


c'est de l'hébreu..

is it a true story ?

anecdote citée par Marc-Alain Ouaknin dans la préface de sa bible de l'humour juif
il précise : c'est une histoire vécue !

Un jour dans le métro, ma voisine me demande ce que je suis en train de lire et je réponds :
- La Bible.
- et c'est en quelle langue ? demande la dame
- en hébreu ! dis-je.
- Ah ! fait-elle étonnée, ils l'ont même traduite en hébreu !

La bible de l'humour juif, éditions Michel Lafon, 2011




merci Jeanne

dimanche 19 février 2012

lâcher nos certitudes

Francois Roustang, l'écrivain et hypnothérapeute français
que toute personne interessée de près ou de loin à la psychothérapie devrait avoir lu.

Par exemple, la fin de la plainte  ( sur la nécessité un jour d'arrêter la thérapie )
ou il suffit d'un geste ( sur le geste libérateur, le détail libérateur )
ou encore influence ( sur l'influence qui joue non seulement dans l'hypnose mais dans tous les domaines de la vie )

Un extrait d'entretien ici très bref :



le rôle du thérapeute : amener la personne à perdre toutes ses certitudes

Pourquoi on ne peut pas inventer notre vie ?

parce qu'on répète tout le temps la même chose
parce qu'on ne doute pas
parce qu'on s'appuie sur des croyances et des certitudes

Pour renouveler sa vie, il faut être poussé à l'endroit même où toutes les questions vont devoir se poser et on aura pas de réponse.
C'est à ce moment qu'on peut créer

samedi 11 février 2012

les pieds sur terre, des nouvelles du réel

L'émission de Sonia Kronlund, les pieds sur terre tous les jours de la semaine de 13h30 à 14h sur France Culture

Tous les jours, une demi-heure de reportage sans commentaire pour écouter sans forcément analyser et pour comprendre par la seule force des mots les démons et merveilles de notre monde, de notre époque

J'adore le générique de cette émission
Il s'agit d'un titre du groupe marseillais de musique électronique qui s'appelle The Trouble Makers,
Il s'agit de leur titre intitulé get misunderstood



La chanson commence par Jean-Pierre Léaud dans le film "Liberté la nuit" de Philippe Garrel
"il faudrait être fou pour provoquer l'avenir"

Cette émission est née après la défaite de Jospin en 2002.
L'idée était de donner à écouter sans commentaire « les gens de peu », « les gens d’en bas » ( comme on dit "les voisins du dessous") contre tous ceux qui interprètent si vite, spécialistes, experts, sociologues etc.. qui commentent si vite parfois même sans prendre le temps d'écouter

Un livre est paru récemment signé par la productrice de l'émission Sonia Kronlund avec ce joli titre :
les pieds sur terre, des nouvelles du réel
J'ai bien envie de l'acheter. Ce sont une vingtaine d'émissions qui ont été choisies et mises en livre.

extrait du texte mis en exergue sur le site de l'émission :

Nous voulons ici, modestement, tenter d’écouter sans analyser, de comprendre sans commentaire, d’ouvrir une petite fenêtre sur ce réel qui nous échappe ou qui nous parvient toujours formaté.

Ecouter ceux dont on commente abondamment les faits et gestes, aller sur leur terrain et y rester. Au coin de la rue, à deux pas d’ici, dans le centre de la France, ou à l’autre bout du monde, tous les jours,
et chaque fois nous tentons de revenir obstinément à cette pratique : aller au plus près, prendre le temps, perdre du temps, participer, se laisser surprendre par les démons et les merveilles de notre belle époque.

Bien sûr il n’est pas de réel donné sans point de vue qui s’exerce.
Nous ne l’oublions pas, et allons d’abord vers ceux qui se battent et qui luttent, pour un rien, pour tout changer, pour vivre mieux ou pour vivre tout court.
Lieux de conflits, de revendications, de désaccords, aussi minuscules soient-ils.
Et puis nous nous laissons surprendre et sommes parfois baladés, mais nous argumentons aussi et, j’espère, changeons souvent d’avis.

lundi 2 janvier 2012

voeux


Chers amis,

Pour mes voeux 2012, je vous envoie cette photographie d'Edouard Boubat qui fait la couverture d'un livre de ses photos agrémenté de textes de Christian Bobin  :



Un très joli livre avec la parole toujours délicate et juste de Christian Bobin


Le titre du livre fait écho à ce qu'un jeune enfant avait demandé un jour à Edouard Boubat : 

"Donne-moi quelque chose qui ne meure pas"



Je vous souhaite une magnifique année 2012

Durant cette année, puissions-nous laisser passer dans nos vies ce qui ne meurt pas.
Et demeurer à l'écoute du souffle du monde.

A bientot
Bien amicalement 

eric
La couverture du livre, editions Gallimard, 1996



Bises, photo trouvée sur le site de Laya


lundi 18 juillet 2011

le dernier produit à la mode


leer esta de moda = lire est à la mode



merci ipapy


samedi 5 mars 2011

j'observe ce qui ne s'observe pas


une photo du livre de photos de Henry Horenstein intitulé Aquatics consacré aux animaux marins
on dit que les poulpes sont parmi les animaux les plus intelligents sur la Terre
celui-ci semble nous regarder avec une grande profondeur, une grande présence
je l'appelle l'observateur

" - c'est curieux toi qui est un observateur, dans l'énnéagramme un type 5, tu ne remarques rien dans la vie quotidienne, tu sembles ne faire attention à rien !
- j'observe ce qui ne s'observe pas !
- ah, tu parles bien !"

merci Serge !

d'autres photos d'animaux de Henry Horenstein

vendredi 11 février 2011

transition, une lueur d'espoir


Un livre qu'il faut absolument lire.
Dans la continuité du film de Coline Serreau, "solutions locales pour un désordre global".
Pour moi, même choc que devant le film.

Traduction adaptée du livre de l'anglais Rob Hopkins. Ce livre donne des pistes pour mettre en oeuvre une transition collective vers une société moins énergivore, plus localisée, plus juste.
En résumé pour une société qui soit tout simplement viable devant les immenses défis de la raréfaction des ressources pétrolières de la planète et du dérèglement climatique.

Un livre très pratique qui donne une lueur d'espoir ( et plus qu'une lueur )
Certainement critiquable mais une mine d'idées et d'énergie.

Le livre est maintenant disponible chez tous les librairies ( il était initialement distribué par la revue "silence" )

Voici un extrait du livre :


Le site des villes en transition : villes en transition


dimanche 9 janvier 2011

ho 'oponopono

île en forme de coeur près de la barrière de corail au large de l'Australie

Le ho 'oponopono est une méthode traditionnelle des peuples hawaiens pour le repentir et la réconciliation. Utilisée par les prêtres-guérisseurs pour guérir les maladies physiques ou psychiques. On dit "faire o'oponopono".

La manière la plus simple de la pratiquer ( manière qui a été popularisée en Occident ) consiste à prononcer la phrase suivante : "je suis désolé, je te pardonne, je t'aime, je te remercie"
que la prononciation soit explicite ou simplement intérieure.

J'aime les différents temps de cette réconciliation ramassée en une seule phrase : l'embarras ou la contrition, le pardon proprement dit, la réconciliation proprement dite, le geste d'amour et puis le remerciement, l'action de grâce. Et puis, j'aime bien les pratiques très simples, celle-là je pourrais bien l'adopter malgré son aspect fortement "new-age". Tout en sachant qu'elle est très éloignée de l'esprit de la tradition hawaienne certainement beaucoup plus riche et spécifique de la culture locale.

On peut voir cet acte "magique" ( comme tout acte magique ) non pas comme un acte efficace par sa conformation "physique" mais plutôt comme un geste qui produit chez nous une disposition intérieure ( ici de réconciliation ) efficace par la modification de notre propre vision du monde, et aussi par le changement de la vision du monde des personnes qui vivent autour de nous ( ici de celles avec lesquelles nous cherchons une réconciliation ) 
Francois Roustang en parlait très bien dans son livre "il suffit d'un geste" ( editions Odile Jacob, 2003, très joli titre ! )

Dans les textes des propagateurs de cette tradition, il y a de belles intuitions.

Ainsi Morrnah Simeona : "Lorsque la phrase "et c’est accompli" est utilisée à la fin d’une telle prière, cela signifie que le travail de l’Homme est terminé et celui de Dieu commence"
et Hew Len :"Le problème n’est pas la réalité à l’extérieur de soi, il est à l’intérieur, et pour changer cette réalité, on doit se changer soi-même. La responsabilité totale à 100% signifie que tout le vécu est une projection de l’intérieur de l’Homme."

pour plus d'informations sur le ho'oponopono : Ho'oponopono dans wikipedia

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