coquelicots

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mardi 11 novembre 2014

esperame en el cielo



esperame en el cielo, une balade de Francisco F. Lopez, interprétée par la grande chanteuse italienne Mina

esperame en el cielo
...
haremos nuestro nido



attends moi au ciel
...
nous ferons notre nid



merci Francesca

jeudi 16 octobre 2014

perspective


Jolie vidéo
En Inde, un homme nettoie un camion...




merci Chok


mercredi 8 octobre 2014

ce que nous désirons vraiment


ce que nous désirons vraiment, c'est la fin de toute attente

un texte de Jeff Foster que j'ai traduit en français, avec joie :

Notre unique désir

Nous imaginons que nous désirons un objet, une matière, un état, une activité, une expérience, une personne, une destination.

Ce que nous désirons vraiment, c'est ce sentiment de paix que nous connaîtrons quand nous l'aurons atteint.

Ce que nous désirons vraiment c'est l'abandon du désir lui-même.
Nous désirons la fin de la recherche, nous aspirons à la fin des aspirations, nous attendons par dessus tout que les attentes cessent.

Déception après déception, nous en venons à reconnaître qu'aucune "chose" externe ne pourra clore le cycle de l'attente, le cycle de la recherche. Rien, en dehors de nous, ne nous rendra vraiment heureux.

Avec cette désillusion, nous sombrons dans l'expérience du présent, nous reposant profondément dans son sein chaleureux. Et nous réalisons finalement que ce repos, c'est ce que nous avions toujours désiré. Nous-même. Ici, maintenant.

Nous étions tellement proches...

Nous cherchions la paix dans la mauvaise direction, c'est tout !


 ici le texte original, en anglais :


Our one true desire 

We imagine that we desire an object, a substance, a state, an activity, an experience, a person, a 'destination'.

Really what we desire is that feeling of rest when we get there.

What we desire is relief from desire itself. We seek the end of seeking, long for the end of longing, wait for the end of waiting.

Suffering disappointment after disappointment, we come to recognize that no external 'thing' can ever truly end the cycle of seeking. Nothing outside ourselves will ever make us truly happy.

Disillusioned, we sink back into our present experience, resting deeply in its warm embrace. And we finally realise - that's all we ever desired in the first place. Ourselves. Here, now.

We were always so close.

We were just looking in the wrong direction for peace, that's all.



dimanche 1 décembre 2013

surpris par rien


Une démonstration brillante et vivante sur l'absence de sens dans la musique dite contemporaine
( c'est à dire ici le courant de l'atonalisme )
Jérôme Ducros au collège de France en Décembre 2012



une analyse très fine sur les "fausses notes" immédiatement repérables par une oreille non spécialiste dans un contexte de musique tonale alors que de telles fausses notes sont impossibles à repérer dans une oeuvre atonale !

dans la musique tonale, il y a un jeu de l'attente et de la surprise comme l'explique très finement le passage de Claude Lévi-Strauss cité par Jérôme Ducros

dans la musique atonale, on s'attend à tout, on n'est surpris par rien
d'où finalement, une absence de sens pour l'auditeur : "on ne peut défigurer impunément que ce qui n'a pas de sens pour l'auditeur"

Un plaidoyer pour que "la musique populaire et la musique savante parle la même langue"

pour Amina
merci José

vendredi 29 novembre 2013

l'imprévu est certain de se produire


une phrase de Nisargadatta Mahraj, ce génie poète :

L'imprévu est certain de se produire, 
tandis que ce qui est attendu pourrait bien ne jamais arriver 

j'ai trouvé cette phrase belle ( et malicieuse ) en exergue de la préface de l'éditeur du beau livre de Dominica H., Perles de conscience, à la rencontre d'êtres remarquables :



les éditions Aluna et le dossier de presse du livre : ici

le site de Dominica Herbin : ici


dimanche 7 juillet 2013

pour ecrire un seul vers


une seule phrase, qui se déroule comme la mer, à lire d'une seule traite, à haute voix, à mi-voix
extraite des cahiers de Malte Laurids Brigge, de Rainer Maria Rilke
traduction en français de Maurice Betz

Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin. Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas ( c’était une joie faite pour un autre ), à des maladies d’enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles – et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela. Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient. Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups. Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent. Car les souvenirs ne sont pas encore cela. Ce n’est que lorsqu’ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu’ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors qu’il peut arriver qu’en une heure très rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers.

merci Philippe


dimanche 31 mars 2013

nous sommes ceux que nous attendions


nous sommes ceux que nous attendions..

Un beau témoignage d'implication dans la transition écologique, Marc de La Ménardière :


Une phrase qui s'applique aussi bien au singulier pour notre vie individuelle :

je suis celui que j'attends...

ou encore :

nous sommes ceux que tu attends...




dimanche 23 décembre 2012

un drogué des fleurs


Un entretien avec Christian Bobin ( les racines du ciel, Frédéric Lenoir et Leili Anvar )
avec un  filigrane son dernier livre l'homme joie


on peut être poussière et avoir cette absence de soucis, cette nonchalance
( de la feuille morte roulée par le vent )

la mélancolie a une douceur très persuasive
elle a sans doute une très bonne saveur, dans un premier temps

dans l'enfance,
j'étais un enfant assez sage, derrière la vitre
j'acceptais qu'il ne se passe rien
attendre sans attente
une attente presque désabusée, une attente creuse
presque l'état d'un enfant abandonné

imaginez quelqu'un qui vient vers vous avec confiance 
et avec une sorte de joie
les enfants, ils savent faire çà,
imaginez que ce soit un adulte, 
car après tout c'est possible

la poésie, elle défie la mort de venir et de prendre ce qui importe

ce qui était refusé au départ peut être donné après
pour certains, le premier matin viendra après beaucoup de nuits
vous avez raison, il faut que les choses soient données
j'aimerais que mes livres donnent ce qu'on m'a donné

vivre çà suffit
cette leçon peut vous être donnée à tout moment

l'apanage du désordre de la vie
le grand désordre des filiations
la vie dément toutes nos constructions
c'est assez dur, c'est assez drôle

pour enflammer, il faut être froid
je parle là de l'écriture

ce qui continue à s'entendre même quand il n'y a plus que le silence

les fleurs, des propositions faites au néant
la réponse éteint le feu de la question

le monde tombe à une lenteur incroyable

un nomadisme de l'âme

au tout moment..






merci space

mardi 18 septembre 2012

attente



Via M., Rome, 1987
photo © Amina Danton


Attente

Tu peux m'attendre mais n'attends rien...

N'attends rien de moi, tu me recevras de surcroit
Moins tu attendras, plus tu me recevras
Mais parfois, tu ne peux pas le savoir

Qui dit çà ?
et moi,
et l'autre,
et l'autre en moi,
le petit moi
et le grand moi

Tu peux m'attendre mais n'attends rien...







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