devinette
qui a écrit ce texte dans Poésie ?
l'étonnement de l'infini
L’Infini, en même temps qu’il est la suprême clarté, est le suprême
mystère. L’être infini est une inépuisable réponse à une inépuisable
question ; Dieu même, en se comprenant comme être et en comprenant tout
par soi, s’étonne d’être ; le jour où nous saurions tout, où nous
verrions tout, nous aurions mis un terme à notre ignorance, mais point à
notre étonnement ; l’étonnement n’est pas seulement à l’origine de la
science, il est au bout et, à l’infini, il se confond avec la science
elle-même ; l’infini a besoin, pour résister à la négation, de
s’affirmer sans cesse, et c’est cette affirmation renouvelée qui
renouvelle le monde ; il y a au fond de toute chose un étonnement divin
qui met dans la monotonie des matins renaissants une fraîcheur d’aurore
première et qui prolonge dans le rêve les perspectives voilées du soir.
c'est moi qui ai mis certaines parties du texte en gras
indication : c'est un homme politique français
texte cité par David Dubois dans son blog : l'étonnement de l'infini
coquelicots
lundi 4 juin 2012
dimanche 3 juin 2012
le procès du bonheur
un billet de Francois Morel sur France Inter, le procès du bonheur :
Le texte est magnifique
Le voici tel qu'il est donné par l'auteur sur le site de France Inter en réponse aux nombreux commentaires de sa chronique. ( NB : c'est moi qui est mis en grands caractères certaines parties du texte )
Je vous propose de le lire à voix haute vous-même :
Je vous propose de le lire à voix haute vous-même :
« Ne me parlez pas du bonheur : c’est un salaud. Un vrai salaud, un
dissimulateur. Un sale type qui se cache. Un sale mec qui ne joue pas
franco. C’est un genre de cambrioleur. Un pickpocket. Un détrousseur.
Quand il est là, dans la maison, entre les quatre murs, il est
invisible. Il se cache, il se camoufle, on ne sait pas qu’il est là.
Salaud de bonheur ! Il entre par effraction. Il est malin… Il est
maquillé, il ne dit pas son nom. Mais, c’est quand il part qu’on
s’aperçoit de son absence… C’était donc ça le bonheur… La vie, avec des
projets, des sourires, des dîners aux chandelles. La vie avec des
voyages, des amis, du Médoc, des petits farcis, des déjeuners au soleil,
de l ‘insouciance et des roses trémières. C’était donc ça le bonheur ?
La vie avec un chien qui gambade, un enfant qui réussit pour la première
fois à faire du vélo sans les stabilisateurs, une femme à la peau
douce, un Chasse-Spleen empoussiéré, oublié puis retrouvé dans la cave…
C’était donc ça le bonheur. On ne l’a pas vu venir. On l’a juste entendu
s’en aller…
Ne me parlez pas du bonheur : c’est une ordure. Une belle ordure qui ne se conjugue qu’au passé. Un salopard, un beau fumier ! »
L’accusation était violente. Le ton était grave. L’homme qui s’exprimait avait les larmes aux yeux, des sanglots dans la gorge.
Le bonheur restait impassible. Il écoutait son procès sans réagir. Comme sonné, à terre, humilié. Une fois de plus, il était ailleurs.
« Qu’avez vous à répondre ? » interrogea le juge.
Le bonheur resta muet, comme absent. Comme si son procès ne le concernait pas.
« Je vous ai posé une question, s’énerva le juge. Je vous ai demandé ce que vous aviez à répondre ! »
L’avocat de la défense se leva. Il avait l’air un peu narquois. Il tenait entre les mains une boîte à chaussures… « Si monsieur le juge le permet, j’aimerais présenter à la cour, à mesdames et messieurs les jurés certains documents particulièrement saisissants… »
De la boîte à chaussures, il sortit des photos…
Sylvie, les cheveux défaits sur la plage de la Baule. Corentin en train de jouer de la trompette. Jean-Jacques et Patrick au sommet du Ventoux. Papy jouant au Scrabble avec Charlotte. Charlotte et Corentin faisant un spectacle sous les châtaigniers…
Le bonheur était là, sur chacune des photos… Éclatant, évident, lumineux. De main en main, les photos passaient. On voyait des sourires émus sur les visages du greffier, de l’avoué, du procureur…
Chacun, en découvrant les photos de la boîte à chaussures, voyait bien que le bonheur sautait aux yeux. Il n’était pas le salaud infâme dont on venait de faire le procès. Même l’accusateur fut bien obligé d’en convenir. Sous les injures et les quolibets, il quitta la salle d’audience.
Le bonheur, lui, sous les bravi et les acclamations, fit un signe de la main. On tenta de l’interroger, de lui faire dire quelques mots. Mais personne ne put réussir à le retenir.
Il était déjà loin…
Ne me parlez pas du bonheur : c’est une ordure. Une belle ordure qui ne se conjugue qu’au passé. Un salopard, un beau fumier ! »
L’accusation était violente. Le ton était grave. L’homme qui s’exprimait avait les larmes aux yeux, des sanglots dans la gorge.
Le bonheur restait impassible. Il écoutait son procès sans réagir. Comme sonné, à terre, humilié. Une fois de plus, il était ailleurs.
« Qu’avez vous à répondre ? » interrogea le juge.
Le bonheur resta muet, comme absent. Comme si son procès ne le concernait pas.
« Je vous ai posé une question, s’énerva le juge. Je vous ai demandé ce que vous aviez à répondre ! »
L’avocat de la défense se leva. Il avait l’air un peu narquois. Il tenait entre les mains une boîte à chaussures… « Si monsieur le juge le permet, j’aimerais présenter à la cour, à mesdames et messieurs les jurés certains documents particulièrement saisissants… »
De la boîte à chaussures, il sortit des photos…
Sylvie, les cheveux défaits sur la plage de la Baule. Corentin en train de jouer de la trompette. Jean-Jacques et Patrick au sommet du Ventoux. Papy jouant au Scrabble avec Charlotte. Charlotte et Corentin faisant un spectacle sous les châtaigniers…
Le bonheur était là, sur chacune des photos… Éclatant, évident, lumineux. De main en main, les photos passaient. On voyait des sourires émus sur les visages du greffier, de l’avoué, du procureur…
Chacun, en découvrant les photos de la boîte à chaussures, voyait bien que le bonheur sautait aux yeux. Il n’était pas le salaud infâme dont on venait de faire le procès. Même l’accusateur fut bien obligé d’en convenir. Sous les injures et les quolibets, il quitta la salle d’audience.
Le bonheur, lui, sous les bravi et les acclamations, fit un signe de la main. On tenta de l’interroger, de lui faire dire quelques mots. Mais personne ne put réussir à le retenir.
Il était déjà loin…
merci Claire
fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve..
jeudi 31 mai 2012
deep river
Le baryton-basse anglais Rodney Clarke dans le gospel deep river
Une version instrumentale assez réussie de cette musique bien américaine :
jeudi 17 mai 2012
singing in Chauntra (5)
de notre atelier à l'ecole tibétaine Sambhota à Chauntra dans l'état indien de l'Himachal Pradesh
from our singing and painting workshop in the Sambhota tibetan school in Chauntra ( Himachal Pradesh )
Kunga accompagnée par son équipe de percussionistes :
Kunga avec Eric :
Dessin de Kunga ( autoportrait ? ) :
from our singing and painting workshop in the Sambhota tibetan school in Chauntra ( Himachal Pradesh )
Kunga accompagnée par son équipe de percussionistes :
Kunga avec Eric :
Dessin de Kunga ( autoportrait ? ) :
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mardi 15 mai 2012
quand les hommes vivront d'amour
Quand les hommes vivront d'amour,
la chanson du québecquois Raymond Lévesque, écrite pour dénoncer la souffrance des algériens durant la guerre d'Algérie
et probablement la chanson la plus connue jamais écrite par un québecquois
pour une présentation détaillée de la chanson : ICI
ici une interprétation très poignante et touchante de Catherine Ribeiro (extrait du spectacle aux Bouffes du Nord en 1997) :
le CD Chansons de légende est disponible sur le site de Catherine Ribeiro ( avec le détail des chansons interprétées ) : ICI
avec des pensées pour Claude, cette chanson qu'il aimait chanter
il aimait aussi cette interprétation que je lui avais fait écouter
de la sagesse ici-bas c'est le prix..
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dimanche 13 mai 2012
being me
Neale Donald Walsch est connu pour avoir écrit conversations avec Dieu un livre qui a connu un large succès planétaire
Il est ici interviewé par Eckhart Tolle ( sur Eckhart Tolle TV )
Je le trouve haut en couleurs et très drôle,
J'aime bien aussi la présence d'Eckhart Tolle complice et discret
désolé pour ceux qui ne sont pas anglophones...
Il raconte comment il en vient à poser à Dieu cette question :
"Why all that stuff" en gros : "Pourquoi toute cette m.. ?"
et Dieu lui répond : "Being me"
en français, c'est moins tonique mais bon il faut bien traduire : "pour que tu sois moi"
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c'est de l'hébreu..
is it a true story ?
anecdote citée par Marc-Alain Ouaknin dans la préface de sa bible de l'humour juif
il précise : c'est une histoire vécue !
Un jour dans le métro, ma voisine me demande ce que je suis en train de lire et je réponds :
- La Bible.
- et c'est en quelle langue ? demande la dame
- en hébreu ! dis-je.
- Ah ! fait-elle étonnée, ils l'ont même traduite en hébreu !
La bible de l'humour juif, éditions Michel Lafon, 2011
merci Jeanne
anecdote citée par Marc-Alain Ouaknin dans la préface de sa bible de l'humour juif
il précise : c'est une histoire vécue !
Un jour dans le métro, ma voisine me demande ce que je suis en train de lire et je réponds :
- La Bible.
- et c'est en quelle langue ? demande la dame
- en hébreu ! dis-je.
- Ah ! fait-elle étonnée, ils l'ont même traduite en hébreu !
La bible de l'humour juif, éditions Michel Lafon, 2011
merci Jeanne
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