un air très connu de la comédie musicale "Show Boat"
musique de Jerôme Kern, paroles d'Oscar Hammerstein II
c'est un esclave noir qui chante
qui demande à partir loin du Mississipi où il trime dur,
loin du patron blanc qui lui inflige ce supplice continuel,
avec ce complice qu'il trouve dans le fleuve
ce fleuve qui coule tranquillement
et dont il parle comme d'un vieil homme apaisé
dans le rôle de l'ego, l'esclave trimant dur
dans le rôle du surmoi, le patron blanc
dans le rôle du soi, le fleuve qui continue à couler imperturbablement
Sacré bonhomme de fleuve,
Sacré bonhomme de fleuve,
Il en sait des choses !
Mais il ne dit rien !
Il suit simplement son cours,
Il suit son cours imperturbablement !
Il ne plante pas de pommes de terre,
Il ne plante pas de coton,
Et ceux qui plantent du coton seront vite oubliés,
Mais lui, ce sacré bonhomme de fleuve,
Il continuera à suivre tranquillement son cours !
Toi et moi, nous suons et trimons,
Ne regarde pas en haut !
Ne regarde pas en bas !
Ne prends pas le risque de faire sourciller le patron blanc !
Laissez-moi partir loin du Mississipi !
Laissez-moi partir loin du patron blanc !
Montre-moi seigneur ce fleuve qu'on appelle le Jourdain,
Ce fleuve que mon âme souhaite traverser !
Hugh Masekela chanteur et trompettiste sud-africain a composé cette chanson extraordinaire
une des plus belles chansons qu'on ait jamais écrites :
à écouter à plein tube !
il évoque dans une grande puissance les travailleurs dans les mines de Johannesburg qui viennent de toute l'Afrique australe pour gagner des sommes misérables, ils arrivent par le train
la chanson s'intitule "stimela, the coal train" ( composée dans les années 1970 )
stimela étant un terme faisant apparemment référence aux trains ( originellement des trains à vapeur, en anglais "steam locomotive" )
le train de la mine
étonnant la palette d'évocation des bruits du train à la fois naturelle et fabuleuse :
rythme de base, percussions, chant, trompette, sifflements, cris, feulements